Fish Bubbles

A pelles d’air

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Fish BubblesSi vous parlez avec moi, vous entendrez parfois le silence plus que les mots. Vous risquez de trouver cela un peu bizarre si vous ne me connaissez pas, surtout au téléphone. Cela ne veut pas dire que je m’ennuie ou que je ne sais pas quoi dire. Ne vous en formalisez pas ! Mes temps de silence, parfois les yeux fermés, viennent de moments de respiration. J’ai en effet décidé de suivre deux principes : respirer avant de parler, ne parler qu’avec la permission.

Respirer avant de parler

Prendre le temps d’une longue respiration avant de parler me permet d’aller chercher des mots et des réponses que le pilote automatique ne nous offrira jamais. Les lieux communs, les certitudes acquises par la doxa, les comportements imposés par la politesse ou la morale ne m’intéressent pas. Le pilote automatique sait très bien défendre ces lignes. Ce faisant, il nous donne à nous-même l’illusion de fonctionner comme un système complet et congruent. Respirer désactive tous ces mécanismes. Je puis redevenir présent à moi-même, au corps, aux émotions, contempler d’autres possibles, accueillir des idées folles, écouter la voix intérieure, mettre mon nez de clown, faire jaillir l’être, vivre l’inspiration. Avec des années de pratique, chaque longue respiration a pris l’allure d’une méditation. Je médite une bonne partie de la journée, tout en continuant à me mouvoir dans l’action. L’action inspirée, vous l’imaginez, offre légèrement plus de potentiel que le pilote automatique.

Il y a des moments où je ne donne pas de temps à cette respiration. En général pour dire une grosse bêtise. J’adore ça. Egalement lorsque cette respiration va tellement gêner qu’il vaut mieux revenir aux bons vieux codes sociaux, le temps de clarifier ma démarche à autrui.

En permission

Je ne parle qu’avec la permission, lorsqu’on me le demande. Lorsqu’une personne m’interromp, ce qui se produit bien sûr très souvent, je m’arrête et la laisse parler. Elle n’a plus envie de m’écouter, alors pourquoi forcer ? Je rends ma parole et mon écoute disponibles, tout simplement, pour qui les veut. Ces dernières font aussi partie de l’économie du don.

Du point de vue de l’intelligence collective…

Cette pratique fait que je transporte avec moi un ADN social avec un gène modifié autour de deux codes sociaux : le fait de respirer avant de parler, et le fait de ne parler qu’avec la parole offerte. En fait, j’applique de manière précise les six accords.

Bien que je ne fasse aucun prosélytisme et que je n’applique qu’à moi-même cette génétique sociale, son impact s’avère fort, pour moi comme pour le collectif. Pour moi : du bonheur, celui d’exister par la joie pure de la respiration, de goûter à la paix de la parole non-compétitive. Du point de vue collectif, cette pratique provoque confiance et écoute. Qui a besoin de se méfier ou de se crisper envers une personne qui reste neutre, et ne fait qu’offrir sa parole quand on la lui demande ? On ne m’a jamais autant écouté que depuis que j’ai appliqué ces principes.

J’ai accompagné beaucoup de groupes ayant décidé d’opérer à partir des six accords. Leur témoignage ne laisse aucune ambiguïté, tout change : leurs prises de décision, leurs façons de poser les problèmes, leurs relations, la dynamique sociale, les idées, les solutions…

Et vous ? Envie d’essayer ? Vos pouvez partager votre expérience dans les commentaires ci-dessous…

 

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