Questions sur la richesse, l’argent et l’économie du don

35 Flares Twitter 2 Facebook 33 Google+ 0 LinkedIn 0 Email -- 35 Flares ×
Print Friendly, PDF & Email

Au menu

Qu’essayez-vous d’accomplir ?

Print Friendly, PDF & Email

De par ma recherche en intelligence collective, j’ai vite compris qu’on ne pouvait d’un côté prôner la synergie, le partage, l’unité, et de l’autre utiliser un système monétaire fondé sur la rareté, stimulant la compétition et la prédation. Voilà qui m’a ouvert les yeux : l’économie, et plus particulièrement le système monétaire sur lequel elle se fonde, pulse au cœur de l’intelligence collective. Mes recherches m’ont mis devant cette évidence qu’il devient parfaitement possible de créer des systèmes économiques justes, contrôlés par la société civile, transparents, pluriels, open source, représentant l’économie réelle. Il suffit de s’approprier et de contrôler la technologie. Seuls l’ignorance et l’obscurantisme de notre époque nous en empêchent.

Des idées, il fallait passer à l’action. Sur le plan extérieur, nous devenons maintenant de plus en plus nombreux à créer l’infrastructure technique de cette nouvelle économie. Sur le plan intérieur, je ne vois pas comment je puis explorer et ouvrir des voies nouvelles si je ne m’extrais pas moi-même du système présent, au moins jusqu’à un certain degré. Je ne connais pas d’autre façon de comprendre l’emprise psychologique que l’argent opère sur la psyché humaine, et de voir comment on peut s’en affranchir. Quitter l’argent me met de plus en plus en danger vital dans une société où tout s’achète, y compris les besoins les plus basiques tels que la nourriture et un toit. Il nous faut payer pour rester en vie. L’expression populaire “gagner sa vie”, acceptée par tous, ne traduit-elle pas cette violence absolue ? Ne dit-elle pas implicitement que le droit de vivre ne s’acquiert pas par la naissance, mais qu’il doit se conquérir dans une vision belliciste du monde ? On n’imagine pas à quel point le langage commun porte en lui des idéologies archaïques aussi violentes que fausses.

Back To Top

Ne vivez-vous pas sur le dos de vos amis et supporters ?

Print Friendly, PDF & Email

La vie se tisse sur le soutien mutuel, nous ne pouvons vivre seuls. Nous avons besoin de nos amis, de notre famille, de nos voisins, collègues, pairs, ancêtres et enfants. Le vœu de richesse reconnaît et célèbre ce terreau fertile dans lequel nous grandissons et que nous enrichissons à notre tour. Je veux des relations justes avec mes pairs, fondées sur la générosité que nous nous manifestons durant chaque phase de notre existence.

Quelle différence entre économie du don et économie de marché ? Le marché implique une condition majeure, celle d’une réciprocité immédiate : je te donne ceci uniquement si tu me donnes cela en retour. Le don n’attend pas cette symétrie immédiate, elle pose un acte de confiance, en l’univers, en l’autre. De manière pragmatique, l’économie du don s’avère plus puissante et efficace que l’économie de marché du fait qu’elle se libère de beaucoup de conditions restrictives. Mais jusqu’à présent, on ne savait pas appliquer ce principe à grande échelle, faute de technologies appropriées pour réguler la complexité exponentielle que cela engage. Cet obstacle n’existe plus aujourd’hui, sauf dans nos têtes.

Alors vous la voyez, la différence entre recevoir 1.000€ d’un salaire, et 1.000€ en cadeau ? Pensez-vous vraiment que dans le premier cas vous les méritez grâce à votre travail productif, et que dans le second cas vous ne les méritez pas tant que ça parce que vous vous comportez comme un parasite paresseux vivant au crochet des autres ? Ne faites-vous pas des cadeaux aux personnes que vous appréciez ? Les considérez-vous comme inutiles et nécessiteuses ? Je trouve révélatrices ces idées préconçues sur l’utilitarisme, qui décident de ce que l’on mérite ou pas. L’idée de “gagner sa vie” constitue un socle profond dans l’idéologie inconsciente de l’intelligence collective pyramidale. L’économie du don se coupe radicalement de ces racines empoisonnées.

Voilà pourquoi je m’engage à offrir – et ne plus jamais vendre – mes talents et capacités. Il me semble sain, sur ces bases, d’apprendre à joyeusement accueillir cette même générosité en retour, même si elle ne provient pas de la réciprocité d’un échange.

En ce qui concerne le fait de vivre sur le dos des autres, le système monétaire en cours fait que 10 % de l’humanité vit sur le dos des 90 % restant, à des degrés divers, souvent extrêmes. Je ne crois pas que quiconque en immersion dans le système monétaire conventionnel se trouve en bonne position pour juger de qui vit sur le dos de qui.

L’économie du don a pour but de créer… de la richesse. Elle m’offre plus de capacité de contribuer que dans l’économie classique.

Back To Top

Ne faites vous pas encore un rêve utopiste en imaginant la société post-argent ? Ne va-t-on pas retrouver encore les mêmes dangers de déshumanisation que l’on retrouve dans les utopies et les expériences d’ingénierie sociale ?

Print Friendly, PDF & Email

Les rêves utopiques s’avèrent dangereux quand ils ne passent pas le test du principe de réalité, autrement dit quand ils n’intègrent pas les lois de l’univers (le Vrai).

Les utopistes qui voulaient faire voler les plus lourds que l’air ont dû se confronter à la réalité et ses lois universelles. Test réussi, on connaît la suite.

Une utopie dangereuse typique, et qui a toujours échoué, se produit quand quelqu’un veut que chacun vivre en conformité à un modèle. Il y a “industrialisation” de l’idée d’un seul vers tous les autres. On retrouve les « -ismes » issus de l’ère industrielle. En niant la diversité d’un système vivant, on le tue. Boris Vian l’a bien exprimé lorsqu’il écrivait : “Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le bonheur de tout le monde, mais le bonheur de chacun“…

Je me confronte donc au principe de réalité lorsque je postule que nous pouvons concevoir des technologies qui expriment, organisent, mesurent, et font circuler la richesse. Les technologies de la richesse relèvent d’une réalité tangible de tout le vivant. De manière biologique, elles existent déjà dans nos corps individuels, et dans les organismes sociaux à bien des égards. Je crois donc au contraire que l’utopie d’une humanité ayant sophistiqué ses technologies de richesse passera brillament le test du principe de réalité. D’ailleurs, cette même réalité ne nous montre-t-elle pas à quel point le système monétaire actuel se heurte à ses limites ? Qui rêve dans l’histoire ? Les futures technologies de la richesse n’imposent rien, elles ne font qu’offrir un langage aux gens pour s’auto-organiser de manière transparente et démocratique.

Il y a un exemple qui illustre bien cela. Si j’offre à mon enfant un jouet déjà tout fait – par exemple un château médiéval – cela n’a pas le même sens que si je lui offre des cubes ou des Legos. Dans le second cas, il peut infiniment créer, recréer, évoluer, sophistiquer ses créations suivant sa propre évolution. Il demeure libre et souverain, alors que dans le premier cas on lui impose une forme avec laquelle il ne peut vivre qu’une seule expérience. Même chose pour les technologies de la richesse versus l’argent. Les technologies de la richesse offrent un langage infiniment composable, l’argent impose une forme unique de société.

Back To Top

Dans le cas où les technologies post-argent réussissent, n’allez-vous pas reproduire le même monde qu’avant ?

Print Friendly, PDF & Email

Informez-vous, comprenez comment ces nouvelles technologies fonctionnent. Mieux : contribuez à leur développement. Cela répondra à votre question.

Back To Top

Avez-vous gardé un compte en banque ?

Print Friendly, PDF & Email

Non. J’ai quitté le système bancaire et la dette.

Les achats par carte bancaire envahissant tout, je demande parfois à des amis de payer pour moi en ligne, et nous nous arrangeons ensuite. Cela se produit par exemple lorsque je veux utiliser les Vélib à Paris, ou lorsque j’acquiers un logiciel en ligne, nécessaire à ma créativité. Voilà qui constitue une solution intermédiaire, bien que non satisfaisante, vous imaginez.

Avec beaucoup d’autres, j’espère que nous pourrons ainsi reconstruire et inspirer une infrastructure juste. Les banques ont un rôle noble à jouer dans la société, non en tant que créatrices d’argent pour le seul profit, mais en tant que garants des richesses et évaluateurs compétents du risque pour l’investissement.

Back To Top

Recevez-vous un salaire ?

Print Friendly, PDF & Email

Non, puisque la façon de vivre que j’ai choisie fonctionne sur le don. Par contre il me semble normal que le CIRI me soutienne sur différents aspects de ma vie afin de pouvoir œuvrer correctement.

Sur le plan du bon sens, le type de richesse que je devrais pourvoir recevoir semble une ligne facile à délimiter. Légalement, on fait face à la quadrature du cercle. Si je reçois des richesses matérielles, alors la loi considère cela comme un salaire et je deviens un employé, ce qui bien sûr n’a rien à voir avec la réalité de la situation. Si je ne reçois rien, alors il y a épuisement personnel. Voilà une des nombreuses limites du droit et de l’idéologie d’aujourd’hui : l’économie ne laisse que peu de place à la générosité. En attendant, nous essayons de trouver le meilleur montage légal.

Back To Top

Même si l’on tombe d’accord avec votre objectif, n’avez-vous pas choisi un moyen extrêmement compliqué, extrême et dangereux pour y parvenir ?

Print Friendly, PDF & Email

Les explorateurs ne connaissent vraiment le risque qu’ils ont pris qu’après avoir essayé. Tant qu’on n’a pas essayé, toutes les élucubrations restent possibles.

Dans une perspective plus globale, je sens plus de risque — pour moi, et plus encore pour les prochaines générations — en perpétuant et en jouant avec le système en cours. On a là, quelque part, le dilemme de l’émigrant : émigrer le projette dans un futur risqué et incertain, mais cela demeure malgré tout un bien meilleur choix que de rester sur place.

Ceci dit, au-delà de ces explications fondées sur le raisonnement, un appel créateur, au plus profond, me guide. Quel explorateur peut résister à l’appel du large ?

Back To Top

Ne trouvez-vous pas votre aventure risquée, inconsciente, idéaliste ?

Print Friendly, PDF & Email

L’exploration de l’inconnu se veut par nature risquée, incertaine, et forcément fondée sur un “idéalisme” puisque cela ne constitue pas encore la réalité collective. Les erreurs et essais font partie des fonctions essentielles de l’apprentissage empirique, étapes incontournables sur la voie du succès. Ils font partie du jeu. Il n’y a que les sceptiques, les immobiles et les tièdes pour les pointer du doigt.

Back To Top

Pourquoi le mot “richesse” apparaît-il si ambigu ?

Print Friendly, PDF & Email

Comme beaucoup de mots, richesse porte une ambiguïté car il nous enferme dans la partie matérialiste de notre réalité. Dans le sens commun, riche veut dire qu’on possède beaucoup d’argent et de biens matériels. Le contraire,  pauvre, signifie qu’on a ni argent ni biens matériels.

Je puis n’avoir aucune possession matérielle, et pour autant me vivre comme l’homme le plus riche du monde, par ceux que j’aime et qui m’aiment, par la beauté naturelle qui m’entoure, du fait de ma santé, par ma capacité intérieure à cultiver le bonheur. Je puis appartenir au club fermé des multimilliardaires, et vivre comme le plus misérable des hommes, entouré de corruption, d’avarice, d’intrigues, de superficialité… Ne trouvez-vous pas intéressant que nous n’ayons pas de vrai vocabulaire pour parler de ce qui nous rend réellement riche ou pauvre ? Pauvreté et richesse entretiennent une des confusions ontologiques parmi les plus destructrices que je connaisse. Nous manquons d’un langage de la richesse.

Back To Top

Comment définissez-vous la richesse ?

Print Friendly, PDF & Email

Telle qu’exprimée dans le vœu, je vois la richesse comme tout ce qui nous rapproche du Beau, Bon et Vrai. (cf cette conférence en anglais)

Dans le langage courant, le mot richesse se rapporte à quelqu’un qui a beaucoup d’argent. Cela montre la confusion qui existe entre la fin (l’argent) et les moyens (la richesse). L’argent offre un moyen d’accéder à certaines formes de richesses, le plus souvent matérielles. L’argent permet d’accéder à une toute petite portion du vaste spectre de la richesse. Comment pourrait-on le considérer comme une fin ? La fin, elle, s’incarne dans la richesse, dans son sens le plus profond.

Comment définir la richesse alors ? La richesse devient richesse tout simplement parce que nous la déclarons comme telle.

Dans le monde matériel, il y a des richesses relatives (qui n’intéressent que certaines personnes), et il y a des richesses universelles qui touchent tous les Hommes. Pour certains, un appartement en ville représente une richesse, d’autres préférent une maison à la campagne. Pour certains posséder du bétail confère un statut social, pour d’autres cela ne veut rien dire. Il s’agit de richesses relatives.

Parmi les richesses universelles, citons les besoins fondamentaux tels que la nourriture, l’eau, la santé, un toit, des vêtements, l’éducation… Pour l’immense majorité de l’humanité, seul l’argent permet d’y accéder. Intéressant non ? D’autres richesses universelles existent de manière immatérielle, telles que la paix, la confiance, l’amitié, la famille, l’estime de soi, la joie, l’humour, l’écoute, l’éveil spirituel… autant de choses que l’argent n’achètera jamais.

Peu importe qu’il s’agisse d’un toit pour vivre, de la beauté d’une fleur, du sourire d’un enfant ou d’eau potable, la richesse vient toujours comme l’expression et l’harmonie du Beau, Bon, Vrai.

Back To Top

Pouvez-vous clarifier ce que vous appelez le Beau, le Bon, le Vrai ?

Print Friendly, PDF & Email

Si vous voulez creuser cette question plus avant, je vous invite à lire la page richesse intégrale.

Le Beau a trait à l’élan créateur qui vit en chaque âme humaine. Chaque être humain possède cette étincelle, cet élan qui l’invite à manifester la beauté au moyen d’un art ou d’un savoir-faire. Peu importe la forme de l’expression, le niveau de maîtrise, le type d’art, le style, les canons culturels… Le Beau émane de l’expression intime, subjective du Je. Sur le plan sociétal, il se rapporte aux Arts.

Le Bon introduit l’autre, l’alter ego. On ne peut rien considérer comme bon tant qu’autrui ne l’a pas déclaré comme tel. L’autre – un être humain, la société, la nature, l’univers – exprime directement ce qu’une création provoque en lui, de manière verbale ou corporelle (un arbre qui se magnifie ou qui dépérit par exemple). Ainsi le Bon vient par le Tu. Sur le plan sociétal, il se rapporte à l’Éthique ou la Morale.

Le Vrai manifeste le principe de réalité, le tiers extérieur au je et au tu. Le principe de réalité fonctionne comme un miroir en face duquel nous confrontons nos capacités et notre créativité. Il dit à l’ingénieur, de manière impartiale, si la centrale nucléaire va résister aux tremblements de terre et aux tsunamis. Le principe de réalité nous apporte de rudes leçons sur les conséquences de nos actes et de nos choix. Il opère comme notre maître miroir auprès duquel nous apprenons à perfectionner notre art. Le Vrai émane du Ça (ou du « il » ou « elle »). Sur le plan sociétal, il se rapporte aux Sciences.

Je pour le Beau, Tu pour le Bon, Ça pour le Vrai. Nous voyons se révéler la structure fondamentale de notre construction du monde, reflétée par les bases de la grammaire. Notre structure ontologique repose sur ces briques fondatrices.

Beau, Bon et Vrai s’entremêlent. Comment peut-il y avoir de la beauté face au mensonge ? Comment peut-il y avoir du bon sans vérité ? A quoi sert la vérité si on ne la pétrit pas de beauté et bonté ? Beau, Bon, Vrai opèrent comme la diffraction en trois couleurs d’une seule et unique source de lumière. Ils composent tout ce que nous nommons « richesse ».

 

Truth, Goodness, Beauty, Wealth

 

Back To Top

Que signifie la pauvreté alors ?

Print Friendly, PDF & Email

La pauvreté implique l’absence de richesse. Elle provient souvent de notre incapacité à nous relier à la richesse qui nous entoure, au Beau, au Bon, au Vrai.

Back To Top

Comment voyez-vous le jour où vous arrêterez définitivement l’usage de l’argent ?

Print Friendly, PDF & Email

On fera la fête ! Ensuite, on verra.

Back To Top

Comment payez-vous vos impôts ? Allez-vous exiger des gouvernements qu’ils fonctionnent avec d’autres formes que l’argent ?

Print Friendly, PDF & Email

Je ne paie pas d’impôts pour deux raisons : la première, je n’appartiens pas à la catégorie imposable vu le faible montant d’argent conventionnel que j’utilise. Ensuite, vu la façon dont l’Etat utilise cet argent aujourd’hui, je me vois mal contribuer à ce système. Pour autant, je donne 100 % de mon temps à la collectivité ce qui, ramené en monnaie classique, fait probablement de moi un citoyen certainement très lourdement imposé. Mais au moins je choisis vers où vont les richesses que je puis offrir.

Le jour où nous disposerons de meilleures technologies que l’argent, vous me verrez le premier ravi à contribuer. Qui sait quelles formes de gouvernance nous aurons dans la société post-argent ? J’ai conscience que d’ici-là je rencontrerai certainement des situations difficiles.

Back To Top

Logement, voiture, électricité, assurance, habillement, transports collectifs… Autant de choses auxquelles nous accédons par l’argent dans nos sociétés. Comment faites-vous ?

Print Friendly, PDF & Email

Aujourd’hui la plupart de ces richesses matérielles arrivent en tant que cadeaux dans ma vie, parfois directement, parfois sous forme d’argent.

Back To Top

Comment vous procurez-vous votre nourriture ? Voilà un besoin quotidien !

Print Friendly, PDF & Email

La nourriture constitue le dernier bastion où je continue d’utiliser l’argent conventionnel à l’heure où j’écris ces lignes, probablement pendant un certain temps encore. Je mange simplement, bio, suivant un régime végétalien (cru quand je ne voyage pas). Voilà un contexte favorable pour construire des relations harmonieuses avec des producteurs locaux, mais que pour l’instant je n’ai pas encore poussé du fait de ma vie nomade.

Parfois des amis me soutiennent en m’apportant de la nourriture. J’en ai beaucoup de reconnaissance !

Back To Top

Si vous tombez malade, l’accès aux soins se fait avec l’argent. Préférez-vous ne pas vous faire soigner plutôt que de payer ?

Print Friendly, PDF & Email

Pour rappel, je ne me coupe pas de la société, encore moins de ses beaux principes de solidarité, bien au contraire ! Si je tombe malade ou si j’ai un accident, j’entrerai dans le circuit de santé, et j’accèderai aux soins basiques dispensés aux personnes sans ou à faible revenu. Les impôts en argent rare financent la santé et la solidarité, je prends le parti que ma contribution directe à la société me permet de bénéficier de la solidarité sociale sans rougir.

Ceci dit, je n’ai de facto aujourd’hui aucun accès légal aux soins du fait de n’avoir plus de statut social. J’explore les possibilités sans compromettre mes choix.

Back To Top

Acceptez-vous l’or ou des métaux précieux en tant que monnaie ?

Print Friendly, PDF & Email

Non, car ils représentent les formes premières et ancestrales du modèle de la rareté. Je veux utiliser des technologies qui ne créent pas de rareté artificielle.

Back To Top

Comment épargnez-vous pour la retraite ?

Print Friendly, PDF & Email

Je ne crois pas une seconde à la pérennité du système actuel de retraite, public comme privé. J’espère qu’entre maintenant et le moment de me retirer du monde, le système aura évolué, amenant alors de nouveaux processus de solidarité. En attendant, je prends le risque d’une fin de vie sans ressources.

Back To Top

Pour vous, posséder une action d’entreprise, des parts dans un fonds, ou des obligations émises par le gouvernement s’apparente-t-il à l’usage de la monnaie conventionnelle ? Ou s’agit-il déjà de monnaies libres émises par différentes organisations ?

Print Friendly, PDF & Email

La plupart de ces produits existent en tant que dérivés ou sous-produits de la monnaie conventionnelle, donc je n’ai aucune envie de m’en servir.

Back To Top

Désormais la petite souris ne met plus de petite pièce sous l’oreiller de votre enfant lorsqu’il perd une dent de lait ? :-)

Print Friendly, PDF & Email

La petite souris, qui a elle aussi envie d’évoluer, a déjà trouvé plein de nouvelles idées rigolotes !

Back To Top

Quoi qu’il advienne, vous accédez aux biens et services que les autres achetent avec leur propre argent ! Vous ne trouvez pas ça un peu hypocrite ?

Print Friendly, PDF & Email

La plupart du temps j’entends une répartie sarcastique après avoir partagé le fait que la richesse me parvient sous forme de cadeau. Des phrases du genre : “oui, bien sûr… et vous ne pensez pas que vos généreux donateurs ont dû les acheter pour vous, ces cadeaux, ou partir à la chasse à cet argent qu’ils vous offrent si gentiment ?

Le mental joue encore et toujours ses bons vieux trucs. Si vous pensez ainsi, je vous invite à réfléchir non plus de manière linéaire, mais de manière organique. Suivez la magie de la vie. Le monde change parce que quelques personnes commencent quelque chose, et ce quelque chose se construit sur le terreau de l’ancien système, au moins pour un certain temps avant que ne naisse un nouvel écosystème autonome. Croyez-vous vraiment que les premiers anti-esclavagistes vivaient à 100 % en dehors de l’économie de l’esclavage, juste d’un coup de baguette magique ? Il a fallu une personne, puis dix, puis cent, puis des milliers et des millions avant que la structure profonde du collectif n’opère sa transmutation. La prégnance de l’ancien system ne nous interdit pas de faire un premier pas, puis un suivant.

Patiemment, je joue avec d’autres aficionados de l’économie du don dans le monde, des gens entreprenants qui veulent inventer les technologies et infrastructures qui porteront cette évolution. Une bonne nouvelle : cette communauté grandit rapidement et risque un jour de pouvoir totalement se passer de l’économie de marché.

Back To Top

Avec combien de personnes comptez-vous vivre au moyen d’autres technologies que l’argent ?

Print Friendly, PDF & Email

J’espère que bientôt l’humanité toute entière évoluera vers les technologies post-argent. Les crises économiques présentes, tellement prévisibles tant elles s’avèrent structurelles et non conjoncturelles, me montrent que l’évolution va se faire beaucoup plus vite qu’on ne le croit.

Back To Top

Avez-vous opéré la séparation de tout ce que vous aviez ?

Print Friendly, PDF & Email

Presque. A part quelques petits objets sentimentaux reçus comme cadeaux et qui représentent des marques d’amour, je n’ai pratiquement plus rien de personnel.

Toutes les choses dont j’ai hérité je les ai transmises à mon fils et à sa maman. Ils décideront ce qu’ils veulent en faire, selon leurs propres choix et critères. Même mon piano, dont j’ai encore l’usage, leur appartient. Si un jour ils ont besoin de le vendre, ils pourront le faire sans problème.

Donc aujourd’hui seules me restent les affaires fonctionnelles : vêtements, un peu de vaisselle, quelques livres…

Quant à l’informatique et l’électronique et autres outils pour œuvrer, ils appartiennent au CIRI.

Back To Top

Y a-t-il des choses qui vous manquent ?

Print Friendly, PDF & Email

Oui, la moto. J’adore ça ! :)

Back To Top

Vos choix ne vous rendent-ils pas irresponsable au regard de vos obligations familiales ?

Print Friendly, PDF & Email

J’ai quitté toute notion “d’obligation” et de “morale”, tant ces lignes me paraissent mortifères et dépassées. Je me considère comme “amoral”, car je sais qu’en suivant les forces créatrices de mon être je n’ai pas besoin de contenants extérieurs. Justement, mon aventure de vie me fait de facto remplir ces fameuses “obligations morales et familiales” sans que j’aie à me torturer ou à faire d’efforts particuliers.

Voir les pages “à propos” et “au-dessus des lois ?“.

Back To Top

Comment faites-vous pour l’éducation de votre enfant ?

Print Friendly, PDF & Email

Pour l’instant, une merveilleuse amie à moi a pris en charge les frais scolaires de mon petit garçon. Quel cadeau !

Back To Top

Avez-vous peur ?

Quelles principales difficultés rencontrez-vous ?

Print Friendly, PDF & Email

Mon aventure de vie génère une telle expérience et ouvre de telles perspectives que j’ai souvent l’impression de vivre dans un monde aveugle et sourd, encore enfermé dans son obscurantisme, ses croyances et sa barbarie. Cet état des choses ne me pèse pas, et j’accueille la vie dans sa forme présente avec sérénité, patience et joie, sans la juger. Ce qui m’apparaît plus difficile consiste à trouver et construire mes propres ajustements : comment vivre pleinement et librement ma nature profonde, sans concession aucune, tout en gardant une relation harmonieuse avec mes pairs ? Quelles règles génératives poser ? Chaque jour apporte son lot de petits pas à faire.

Back To Top

9 Comments

  1. Mireille BOSSIS says:

    Bonjour ,
    Je suis vraiment très perplexe à la lecture des réponses faites a ceux et celles qui te posent des questions basiques… N’es-tu pas entrain de te transformer en gourou christique? Tant mieux si tu peux vivre de la générosité provoquée par tes belles paroles. Utile à la société ? C’est toi qui le dis… L’autoproclamation est facile dans ce domaine , mais tu ne prouves rien sauf que tu as un talent incontestable de séduction. Tu es à ta façon la réincarnation de Jésus. .. et ça marche!
    Mon commentaire est brutal, excuse -moi…mais je ne me laisse pas embobiner aussi facilement et malgré la sympathie que j’ai toujours eu pour toi, sans doute en raison du mystère qui est au fond de toi et que tu gères comme tu le peux..

  2. jf says:

    Bonjour Mireille,
    Merci pour ton commentaire.
    Je ne sais pas trop quoi te répondre. Il n’existe rien qui prouve en effet quoi que ce soit à mon niveau. Dans la psyché collective on devient ce que les autres veulent voir et vivre de nous. Peut-être que je laisserai cette expérience de “gourou christique à l’utilité auto-proclamée”… Je n’ai donc rien à argumenter ni à débattre sur ton expérience et ta perplexité, ces dernières t’appartiennent.
    Tout au plus puis-je amener quelques autres questions… Par exemple :
    * ça veut dire quoi un “gourou christique” exactement ? Cela a-t-il, dans ton expérience, une connotation négative ?
    * Tu écris que je m’auto-déclare utile à la société… où as-tu vu cela ? Il me semble que j’ai au contraire abandonné toute vision d’utilitarisme, et que je me décris comme inutile (http://noubel.fr/a-propos). Y a-t-il un endroit où je me contredis ?
    * Que connais-tu de ma vie aujourd’hui ?

    J’en profite pour te souhaiter une très très belle année 2014 !

    Jean-François

  3. raphaël says:

    JE suis artisan de 59 ans et le manque d’argent perpétuel de cette société depuis des siecles mais surtout en ce moment
    ets absurde. A chaque fois que cette société se trouve devant répondre à un problème sa seule et unique réponse est :
    faute de moyens donc d’argent nous ne pouvons résoudre la situation Oh nous avons la solution car le probleme par nature
    porte en lui sa solution mais nous n’avons pas l’argent.
    Nous n’avons pas l’argent, cette réponse est fausse car l’argent ils l’ont, ils l’impriment en ce moment à la photo copieuse.
    La rareté et le controle de la monnaie par une minorité, est garant de leur pouvoir.
    Aussi beaucoup d’esclaves inconsciemment se complaisent dans ce systeme y trouvant leur zone de confort.
    Je suis en phase avec vous Jean Francois NOUBEL et vous touchez du doigt la cause du probleme.
    La crise économique qui va s’amplifier est révélatrice d’une crise évolutive de conscience sur le sens de la VIE elle meme.
    Le fait de déployer la conscience le mot richesse va prendre un tout autre sens ainsi que du but meme de l’humanité.
    plus d’etre et un avoir au service de l’etre, un autre type de production, une autre vision de l’univers.
    d’ou les peurs et les questionements que je découvre ici.
    La raison du mental va se déplacer vers la raison du coeur ce qui change totalement tous les curseurs.
    merci merci merc du fond du coeur Jean-François pour l’immense richesse de ta reflexion et de ton action qui n’a pas de prix .

    • jf says:

      Merci beaucoup Raphaël pour ce témoignage. Cela m’inspire plus encore pour continuer d’écrire et partager. 🙂

  4. Isabelle says:

    Bonjour Jean-François,

    Je découvre votre site aujourd’hui seulement et je dois dire que je suis sous le charme… ! Impressionnée aussi par autant de volonté pour aller au bout de vos opinions sans vous laisser envahir par les énergies négatives que vous croisez très probablement au quotidien pour vouloir vivre une vie différente ?

    Le monde change. Il est au bord de l’étouffement, ou de l’explosion, ou de l’implosion… Le système économique actuel n’a fait que créer des sentiments de haine, de colère, et d’injustice. Par chance, quelques personnes suffisamment inspirées et inspirantes parviennent, peu à peu, à montrer une vision différente de ce qu’il pourrait être en changeant les paradigmes.

    Merci mille fois pour vos partages qui permettent à tous ceux qui veulent le changement de se sentir moins seuls dans leurs démarches.
    Comme le dit Raphael dans son commentaire “La raison du mental va se déplacer vers la raison du coeur ce qui change totalement tous les curseurs.” Mais quel travail que de taire son mental pour écouter son coeur !

    Merci donc pour votre travail et vos sources d’inspiration…

    • jf says:

      Bonjour Isabelle,

      Un grand merci pour votre retour et vos encouragements. En effet, il ne faut pas laisser les commandes au mental pour sortir de la matrice actuelle. Il faut faire confiance à l’être intérieur, omniscient, qui sait, et qui peut prendre des décisions qui peuvent transcender la question de la vie ou de la mort. On entre dans la réalité de l’impermanence, des transformations. Et là, tout devient art. Art de soi. Fil de soi. Je continuerai à partager, beaucoup de nouvelles choses vont venir dans les semaines et mois qui viennent. Alors… à bientôt 🙂

  5. olivier says:

    Souhaitant contester le système monétaire actuel , vous avez développé une réflexion personnelle sur l’économie du don. C’est nier le fait que l’être humain ne vie pas que d’air et surtout refuser de réfléchir à comment passer du système actuel au modèle utopique que vous décrivez. Il serait bien plus intéressant pour la communauté humaine actuelle que vous aidiez ceux qui réflechissent sur l’économie du crédit ( la création de monnaie) . Vous auriez un sujet bien plus pratique . Vous devriez faire attention car votre cheminement de pensée sur l’utile risque de vous amener au suicide. L’Homme a besoin d’avoir une utilité sociale et ce n’est pas son être intérieur qui le lui donne ; c’est la société qui l’entoure.

    • jf says:

      Bonjour, merci pour votre commentaire.

      Je ne souhaite pas “contester” le système monétaire actuel car j’ai fait le choix de ne m’opposer à rien. J’essaie juste de faire mieux. Vous affirmez aussi que je ferais mieux d’aider ceux qui réfléchissent à l’économie du crédit (la création de monnaie). Tout d’abord cela fait 15 ans que je m’y consacre (lisez http://noubel.fr/vers-la-societe-post-argent/ et regardez mes conférences). Ensuite création monétaire ne rime pas nécessairement avec création du crédit. On peut créer des monnaies qui ne provoquent pas de la dette, et elles s’avèrent beaucoup plus intéressantes que tout ce que l’on a connu jusqu’à présent.

      Quant à mon cheminement de pensée qui risque de m’amener jusqu’au suicide, rassurez-vous, je m’en sens loin :). Je me vois bien plus heureux que pratiquement tous les gens que je croise. Peut-être que s’ils quittaient les doctrines pour aller vers leur être, ils trouveraient plus de bonheur, et par conséquent deviendraient plus utiles ?

Trackbacks

  1. Foire aux questions

Leave a Comment

*

35 Flares Twitter 2 Facebook 33 Google+ 0 LinkedIn 0 Email -- 35 Flares ×
UA-25389272-1