Mes applis iPad et iPhone préférées

Je fais partie des fidèles utilisateurs d’Apple, ce qui veut dire que j’ai la i-panoplie complète. Apple reste une entreprise à intelligence collective pyramidale que j’ai admiré, car elle a pousse l’innovation un cran plus loin. Me senté-je marié avec elle pour autant ? Certainement pas. Je sens qu’Apple prend un mauvais virage aujourd’hui, le virage de ceux qui tiennent un monopole et veulent, par conséquent, vous mettre un fil à la patte.

Je reste donc plus que jamais ouvert et utilisateur de logiciels libres. Pendant 3 ans j’ai fonctionné à 100% sur Linux Ubuntu, jusqu’à ce que je me rende compte que le nombre de réglages techniques que cela demandait entamait beaucoup mon temps de créativité. Apple reste donc jusqu’à ce jour un bon compromis pour moi, bien meilleur que le monde PC. Notamment du fait que l’OS repose sur une couche Unix, ce qui permet donc d’aller jouer sous le capot et confère toujours une certaine liberté.

Voici donc ci-dessous une liste des utilitaires principaux que j’utilise sur mon iPad et iPhone.

Les utilitaires et classiques

Web Albums

Une appli qui permet de synchroniser votre album photo picasa, online et off-line, pour ceux qui n’aiment pas le système iPhoto d’Apple.

Insight timer

Un chouette timer qui déclenche des sons de bols tibétains d’excellente qualité. Parfait pour la méditation.

Skype

Of course 🙂

Chrome

Une des alternatives à Safari.

Google Maps

Incontournable, et encore très très loin devant Plans de Apple.

Google Earth

Toujours aussi miraculeux !

VNC Viewer

Un petit bijou qui vous permet de visionner vos films et documentaires installés sur votre ordi, directement sur votre iPad. Il se sert de votre réseau local pour cela. Un peu de configuration au départ, et hop, votre ordi devient un serveur de films.

AppBox Pro

Un véritable couteau suisse pour iPhone, utilisable sur iPad également. Il contient je ne sais combien d’applis pour la plupart très utiles : dicos, convertisseurs de devises, traducteur de langues, calculateur de pourboires, inclinomètre, traducteur d’unités, etc.

Français

Larousse

Excellent dico + encyclopédie en français.

Bescherelle

Excellent pour la conjugaison, les synonymes, etc.

Le Bled

Le grand classique de la langue française pour conjugué le participe passer à la pairfêction, et autres pièges pour vous préparer à la dictée de Pivot.

Langues étrangères

Quand on voyage beaucoup comme moi, quelques applis langues peuvent devenir très utiles, autant pour se perfectionner que pour trouver un mot à la volée au cours d’une conversation.

Larousse

Larousse fait d’excellents dicos de langues pour iPhone et iPad

Merriam-Webster

Pour les puristes et afficionados de la langue de Shakespeare, Merriam-Webster incarne la langue anglaise ce que Larousse incarne la langue française.

Lecture

iAnnotate PDF

Cette appli permet de lire des documents écrits (pdf, word, etc), et de les annoter de toutes les manières possibles : surlignage, soulignage, insertion de notes, de liens, et même d’enregistrements voix. Je lis la plupart de mes livres dessus.

Kindle

L’application fournie par Amazon pour lire les livres téléchargés chez eux. Propriétaire et verrouillée jusqu’au bout des doigts. Je n’ai pas encore pris le temps de chercher comment débloquer les livres téléchargés de chez eux, de manière à pouvoir les lire avec d’autres applis. Je sais qu’on peut le faire.

Ecriture

Notebook

Notebook, de Circus Ponies, fait partie ces supers outliners qui permettent de conjuguer nos idées sur le Mac et le iPad. Pour moi, un outil indispensable.

Inspiro

Un générateur d’idées, d’associations de situations, excellent pour la créativité en écriture.

Se déplacer

Tomtom

Franchement, pour moi un GPS inégalé, même si Google le talone de près. J’adore l’ergonomie, et surtout le choix de déplacement pour moi qui me translate beaucoup à pied ou à vélo.

Waze

L’appli “social GPS” Google pour voiture. L’évolution par rapport à Tomtom : le trafic et les meilleurs itinéraires en temps réel car la base s’actualise sans cesse avec les informations de déplacements des utilisateurs. On passe à un modèle de type crowd sourcing.

Mobicarbu

Excellente application qui permet de trouver la station service la plus proche, en spécifiant le type de carburant souhaité (GPL pour moi). Indique les prix, et connecte directement sur un utilitaire d’itinéraires (Google Maps, Tomtom, etc).

Flightradar24

Un extraordinaire petit bijou qui permet de suivre en temps réel tel ou tel vol d’avion. Ca me fait toujours drôle lorsque mon fils voyage de le savoir au-dessus de la Roumanie ou en plein milieu de l’Océan Indien.

 

 

 


Qui veut rendre beau mon site ?

Mots clés cœur

J’ai commencé ma retraite en écriture par le plus pressant : refaire complètement mon site perso. D’un blog classique, il passe à un espace du soi digital, ou comment exister harmonieusement en ligne. A travers mon propre cas, j’ai plaisir à visiter cette question du soi digital en général. Quelle démarche faut-il engager pour se construire et exister harmonieusement en ligne ? Cela va bien au-delà du personal branding, ce dernier focalisant plus, à mon sens, sur les aspects extérieurs de la communication. Sans exclure cette partie “branding” (dont je n’aime pas trop le terme), je préfère vraiment explorer la question de savoir comment manifester l’être en ligne, dans sa complétude, en intégrant les similitudes et différences avec le monde physique.

Cet exercice me permet également de voir comment la forme et le fond se parlent mutuellement. On ne met pas les mêmes contenus, on ne s’exprime pas de la même manière suivant qu’on a choisi tel ou tel format ! L’infinie souplesse du monde digital apparaît vraiment comme une magie qu’il faut apprendre et bien maîtriser.

La structure d’abord

Page d'accueil noubel.frJ’ai donc commencé par la structure du site. A l’heure des grands écrans, je voulais un site aéré, zen, avec des polices lisibles, simples et grandes, et un parfait équilibre images/textes. Equilibre que je recherche également durant mes conférences, de façon à bien combiner cerveaux gauche et droite.

Je souhaitais que la page d’accueil permette de scanner la plupart du contenu d’un coup d’œil, ce qui explique également l’équilibre texte / photos. Selon nos filtres personnels, notre regard accrochera tel ou tel titre, ou telle ou telle image. Il faut offrir la place aux deux. Quant aux articles, je les veux bien aérés, avec là encore toute la place voulue pour de belles mises en page. Le style ViewPort offre toutes ces possibilités quant à sa structure. Il nécessite quelques retouches dans le css pour pouvoir installer le slider et réorganiser les colonnes. Style dont le code, très bien écrit, a aussi l’avantage de se montrer “responsive” (s’adapte normalement sur tous les formats d’écran).

J’ai également installé un grand slider, que vous voyez en page d’accueil et dans certains articles. Il permet de mettre en avant ce qu’il y a de plus vivant en moi sur le moment. Il s’agit d’un outil à double tranchant, car si on ne lui donne pas vie, il peut donner l’impression que plus rien ne se passe. Le slider permet également de mettre en avant des contenus créés il y a plus longtemps, donc plus bas dans la pile d’articles, alors qu’ils restent toujours d’actualité. Le slider court-circuite la trame temporelle classique du média. Et puis je trouve très amusant de construire ces diapos vivantes, ça m’invite à exprimer ce qu’il y a d’essentiel en quelques mots et images. Pour ce faire, j’utilise l’incroyable outil Revolution Slider. Absolument bluffant, configurable à l’infini, avec en plus le créateur qui répond directement aux mails.

Tout ceci j’ai pu le réaliser grâce à l’aide technique et aux conseils avisés de mes amis de metabolism.fr. Nicolas et Jérôme allient efficacité, connaissance parfaite du sujet, pragmatisme, et une vraie vision d’avenir. Que du bonheur !

Les médias sociaux ensuite

Médias sociauxJe passe relativement peu de temps sur les médias sociaux. Non parce que je ne leur vois pas d’utilité, bien au contraire ! Il se trouve tout simplement que, dans l’écosystème de l’intelligence collective, je ne fais pas partie de la catégorie des animaux sociaux. Plutôt celle des explorateurs un peu cinglés qui disparaissent parfois longtemps avant de revenir partager leurs découvertes. Je n’utilise Facebook que parcimonieusement. Trop chronophage, ça part dans tous les sens, avec beaucoup trop de bruit. Je lui préfère grandement twitter, outil que j’adore, même si je n’en fais qu’une utilisation d’amateur comparé à d’autres. J’aime égalment Pinterest, que je viens de commencer.

Voilà donc un trait de personnalité qu’il faut intégrer dans le site. Là où certains animaux sociaux font de leur site un espace parfait de dialogue et d’interaction, je préfère rester minimaliste. J’ai donc choisi de donner une belle visibilité des outils sociaux pour ceux qui veulent les utiliser en me rendant visite. Pour ce faire, j’ai choisi Flare, qui offre à la fois un beau graphisme, et qui sait intelligemment se glisser là où il faut quand il faut.

Le graphisme enfin

A l’heure où j’écris cet article, le graphisme reste à imaginer. Autant j’aime la structure apportée par le template Viewport, autant je n’en apprécie pas le look. Trop noir, trop dur, trop anguleux. Il ne me correspond pas. Je recherche un style zen, dépouillé, qui allie à la fois une certaine douceur sans sacrifier à la rigueur, qui donne de la respiration à un contenu parfois dense et complexe. Un graphisme qui marie à la fois le masculin et le féminin, l’angle et le rond, le texte et l’image, le raisonnement et l’intuition, le rigoureux et la nuance, la science et l’art, l’épée qui tranche et le cœur qui embrasse.

Facile non ?

JFNJe souhaite aussi trouver un logo. A priori je pars sur “noubel.fr” et “noubel.com”, ce qui conjgue une signature et une adresse. Mais je n’ai rien d’arrêté. Mon amie Viviane-José Restieau m’a un jour produit d’un trait de main magique, le très beau logo “JFN” tel que sur l’image. Une autre possibilité donc…

Là, j’espère rencontrer la bonne personne, celle qui aura envie de m’offrir un peu de son temps et beaucoup de ses talents. J’espère aussi pouvoir lui offrir la même chose.

L’économie du don possède sa dynamique propre, qui ne relève pas celle de l’échange, même si souvent il y a réciprocité. On donne sans savoir ce qui va revenir, tout en sachant que quelque chose reviendra forcément. Maintenant ? Plus tard ? En réciprocité ? D’ailleurs ?  En général on ne le découvre pas immédiatement. On donne ou on reçoit, il faut ensuite laisser passer un peu de temps avant de comprendre comment la chambre d’écho cosmique a fonctionné.

Je sais combien la crise économique plonge tant de gens dans la sous-monétarisation, donc dans le manque de richesses matérielles. Ma demande peut laisser penser qu’il s’agit encore d’un travail “gratuit”. L’économie du don nous fait sortir de cette dualité payant/gratuit. Elle doit toujours fonctionner à “somme positive”, je veux dire par là que le bilan, en richesses intégrales, doit s’avérer positif pour tout le monde.

Contactez-moi si vous avez envie !

 

 


Vivre riche

En septembre 2009 a jailli en moi le vœu de richesse. Il exprimait une démarche projetée dans le futur. Aujourd’hui, ce vœu fait tellement partie de moi que je n’y pense même plus.

Cette démarche a deux conséquences : quitter peu à peu l’argent, et vivre dans l’économie du don.

Piles d'eurosQuitter l’argent…

Mes recherches en intelligence collective montrent combien l’argent constitue aujourd’hui une technologie dépassée. L’argent existe comme catalyseur de l’intelligence collective pyramidale, caractérisée par la concentration des pouvoirs et des ressources, la rareté comme moteur de dynamique sociale et économique. L’argent ne survivra pas à l’avènement de l’intelligence collective holomidale qui déjà commencé à développer ses propres technologies pour soutenir son économie, fondée sur le mutualisme, les réseaux distribués, la richesse intégrale.

Utiliser de moins en moins d’argent m’incite à prendre le recul nécessaire non seulement pour comprendre la dynamique sociale d’aujourd’hui, puis imaginer comment faire mieux. Avec d’autres chercheurs, nous œuvrons sur les technologies de la société post-argent qui permettront à tout organisme social de rendre visibles et de réguler les formes de richesses nécessaires à son existence.

Aujourd’hui j’utilise encore un peu d’argent, essentiellement pour nos besoins premiers, mon garçon et moi : se nourrir et se vêtir. D’autres ont choisi de vivre absolument sans argent, ce qui occupe 100% de leur temps. Etant donné qu’ils documentent bien cette précieuse expérience, cela me permet pour ma part d’agir sur d’autres fronts.

Cette FAQ vous en dira plus.

OrangerEconomie du don

Je vis dans l’économie du don depuis septembre 2011. J’ai choisi cette façon d’exister dans un monde où tout se vend et s’achète, dans une culture où le terme “gagner sa vie” ne choque quasiment personne. Ma vie, je l’ai gagnée à la naissance.

Tel un arbre, je mûris mes fruits et les offre à qui veut. Tout ce que je reçois vient sous forme de cadeau. Les richesses matérielles qui se manifestent ne proviennent pas d’une vente ou d’un échange. Elles arrivent par gratitude, par joie, par amitié : un repas, un sourire, un voyage, un vêtement, un outil, une connaissance, un logement, un soin, un livre, de l’argent, un merci, un savoir-faire, un conseil, un ordinateur, un instrument de musique…

Les sociétés à intelligence collective pyramidale ont développé une ontologie puissante et complète pour décrire l’économie de marché, car cette dernière fait partie de leur ADN. L’économie du don, elle, ne se voit attribuer que de quelques mots flous, incomplets et approximatifs qui ne permettent pas d’en décrire tout le champ. Nous avons besoin d’un langage pour en déployer la connaissance et l’ingénierie, ce à quoi je m’emploie. Du point de vue des systèmes, celui l’économie du don s’avère beaucoup plus complexe et riche que celui de l’économie de marché. Cette complexité qui croît exponentiellement avec la taille explique pourquoi l’économie du don n’a jamais dépassé le stage des micro-communautés à intelligence collective originelle. La toute jeune intelligence collective holomidale nous affranchira de ces limites une fois qu’elle aura grandi.

Vivre dans l’économie du don nous fait quitter beaucoup de croyances, de comportements, de pensées et de conditionnements portés par le “nous” qui se manifeste de manière inconsciente dans le “je”. Je pense en particulier au “pauvrisme” qui instille l’idée que vivre dans l’économie du don nous rend pauvre, que l’on ne reçoit dans son chapeau tendu que les pièces jaunes que veulent bien nous donner quelques âmes bienveillantes, que l’on passe son temps à survivre plutôt qu’à vivre. Détrompez-vous. J’ai appris combien exister dans l’économie du don constitue la meilleure façon de manifester le vœu de richesse et d’évoluer dans la richesse intégrale. Même si mon bilan financier flirte souvent avec zéro absolu, même s’il m’arrive de ne pas savoir ce que je vais manger demain (ce qui arrive en cet instant même où j’écris cet article), mon bilan richesse s’avère extraordinaire. Je n’ai, en définitive, jamais eu ni froid ni faim. Ni peur.

Justement, la pratique de l’économie du don nous fait rencontrer une loi essentielle de l’univers : la providence. Pour celui qui crée de manière joyeuse, inspiré par son essence, se produit un phénomène symbiotique avec l’univers, donc avec notre être profond : on reçoit ce dont on a besoin, au bon moment. Souvent au dernier moment. Nulle manipulation ne permet cela, il s’agit simplement d’exister, totalement, pleinement, et de ne pas craindre la mort. J’évoque la providence (ou sérendipité pour prendre un terme contemporain) non comme un concept philosophique ou religieux, mais comme une expérience. Ne jugez pas, ne rejetez pas cela tant que nous n’avez pas vous même expérimenté.

Et chemin faisant, j’aurai toujours une grande joie à partager l’expérience qui se construit autour de cette pratique.

Et puis… n’hésitez pas à vous rendre sur la page richesses désirées, si vous voulez participer à mon aventure.

 

 


La cigale et la fourmi 2.0

La cigale et la fourmi
La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
“Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’Oût, foi d’animal,
Intérêt et principal. ”
La Fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.

Inspirée par ce conseil,
La Cigale,
Heureuse et joyeuse, dansa,
Puis chanta dans le soleil.
Sa liesse alentour berça
Insectes et fleurs du maquis.
Ce bonheur, tous, les conquit.
Du chant, elle tissait du rêve,
Et de sa danse, du sourire.
A notre Cigale ils offrirent
Festin de nectars et sèves
La fourmi, docte économe,
Travaillant comme bête de somme,
Tomba gravement malade.
Un jour, on la trouva roide.
Sans été, ni chant, ni vers,
Sa vie ne fut qu’un hiver.

 

La cigale heureuse


La vie, un pari que l’on ose pas faire ?

Je discutais voici quelques jours avec un ami d’enfance. Tour d’horizon : un mariage pas heureux, deux petits bouts de chou au cœur de tout cela, un boulot peu excitant, une relation extra-conjugale… Et bien sûr, le mental-rationnel au cœur de tout cela, jouant fidèlement son rôle de “risk assessment” :

  • Si j’engage une séparation avec ma femme alors je perds le contact quotidien avec mes enfants, et en aucun cas je ne veux cela
  • Mon travail de chef d’entreprise n’est pas passionnant, mais j’ai des engagements, les autres dépendent de moi…
  • Je me sens attiré par d’autres choix, mais j’ai peur de me tromper et de perdre le peu que j’ai. Je ne veux surtout pas me tromper…

Fondamentalement, c’est la description parfaite de l’insecte pris dans une toile qu’il a lui-même tissée. Chaque mouvement, pense-t-il, ne peut avoir que des conséquences néfastes, ou pire : inconnues. La meilleure solution ? L’attentisme, ne rien faire. Finalement, tout n’est pas si noir, prenons ce qu’il y a de bon à prendre. Et ainsi la vie coule, se coule, en un long naufrage. Car l’attentisme est probablement un des pires poisons lent. Il ne nous reste plus qu’à vieillir, jusqu’au jour où l’on réalise qu’il est trop tard. C’est alors le temps des regrets. On s’aperçoit également que, alors qu’on pensait préserver ses enfants, son entourage, par nos choix raisonnables, ceux qui rejetent en bloc les options “folles”, on n’a fait que perpétuer son stress. On a propagé son mal vivre autour de soi, et on en a précisément imprégné ses propres enfants. Ces derniers pourront alors reproduire le schéma à leur tour (schéma que l’on tient bien sûr déjà des générations d’avant), à moins que certains de nos enfants ne décident de rompre avec l’attentisme, et de mettre un terme à tous ces contrats transgénérationnels inconscients. Il faut temps et courage.

Mais tant que le pas n’est pas franchi, on voit le mental-rationnel en tant qu’esclave de l’ego. Comme le nez au milieu de la figure. Il calcule les risques. Il ne voit qu’eux d’ailleurs, à moins que le bénéfice soit absolument évident, et porteur d’une sécurité supplémentaire. La vie est un ensemble de risques à éviter, des choix raisonnables à poser, pour ne surtout, surtout pas de tromper. Toute créativité est tuée dans l’œuf. Les appels du large sont étouffés. Le large, l’aventure, c’est ce qui nous confronte à la véritable substance de la vie, à la nature du monde, donc à notre propre nature, universelle. Par vertu initiatique, l’aventure, la vraie, tue peu à peu l’ego. Elle nous fait peu à peu entrer dans la conscience impersonnelle, universelle, atemporelle. L’initiation, le connais-toi toi-même, est la terreur absolue de l’ego.

Englué dans l’attentisme, on confond le ticket du voyage et le bénéfice de la destination. De nouveaux continents sont appelés en notre être intérieur, mais impossibles à visualiser, il restent cet appel du large. Ce que le mental-rationnel visualise, lui, c’est le prix à payer pour aller de l’autre côté, là où il y a la vie. Il calcule les choses qu’on risque de perdre lors de ce voyage. Il voit le divorce et la perte des enfants, il ne voit pas le bonheur qui peut se reconstruire des années après, une fois les plaies pansées. Bonheur qui nous appartient pleinement, dont nous sommes les absolus créateurs. On voit la précarité qui va suivre après avoir quitté son emploi, on craint la colère ou le jugement des autres, on a peur de sa propre décontenance, on visualise les scènes de ménage, les larmes des enfants, les réflexions des aïeux. Le monde devient un grand jeu de dominos qui s’effondrent les uns après les autres, car le monde, dans cette forme de conscience exclusivement nourrie par le mental-rationnel, n’est vue que dans son aspect causal (les causes engendrant les effets). Il n’est pas vu dans son aspect synchronistique (harmonie d’événements synchrones), expérience accessible aux initiés uniquement. La vie, la vraie, est un pari que l’on n’ose pas faire. L’attentisme, en général, est l’option choisie : on voit ce qu’on ne perd pas, et souvent la souffrance connue est préférable à l’inconnu. Je ne juge pas cela, ce sont des choix d’âme. Tu dois faire les tiens, personne ne les fera à ta place. Ce qui est sûr, c’est que tu seras toujours face à des choix “abyssaux”, donc tu devras gérer ta propre peur, surtout si tu veux vraiment vivre. C’est probablement le cœur initiatique de la vie : être vraiment vivant, c’est être vraiment en danger de mort 🙂

Je t’offre l’opportunité de te lancer dans l’aventure de la vie, avec moi. Oui, c’est bien une aventure, brûlante, risquée, mais toujours riche. Je sais qui tu es sous la surface. Il y a en toi celui qui attend, qui veut vraiment vivre sa vie. Mais en attendant, tu pousses aux limites l’attentisme, l’immobilisme provoqué par la peur et les infinies questions qui cherchent la preuve, l’acte raisonnable et balisé avant d’avancer… preuve que tu ne trouveras jamais. La vie est un feu, un acte de foi tout entier. Je connais ta valeur d’homme, ton intégrité, je ressens tes attentes profondes quant à la vie, et serai là pour t’aider à faire tes propres pas dans la mesure où tu le désireras.


Free currencies: an evening talk with Barbara-Marx Hubbard

This retreat week with Barbara Marx-Hubbard is a blossoming of ideas, visions, insights, states of consciousness. We gave ourselves enough time to cover many topics. This video is a short excerpt of our conversation on free currencies.

It is also a wonderful journey shared with Dino Bendiab, who is making the movie. Our collaboration and complicity, his patience and boldness, his wisdom and insights provide quite a container for expression. Immediate expression for Barbara and I, and creative expression through the movie he is going to make out of this journey. It is a blessing for me to see these first footages and excerpts, not just because of the images themselves, but because they come from everyone’s right placement, joy and creativity. This is pure blissipline.


Reconnecting with Barbara Marx-Hubbard

This Oct. 22-26 2009, I am attending the Renaissance 2 great shift gathering in Perpignan, South of France. One of the greatest joy and emotion I experience right at this moment is the physical reconnection with one of the guests, my beloved Barbara Marx-Hubbard.

She spoke this morning. As usual I could feel joy and a delicious sense of rightness pour inside me like a nectar at every word she said, be it about her own journey or the inner evolutionary impulse that seats in everyone of us. She also mentioned her past campaign as the first American woman running for US vice-presidency in 1984. Her key idea was — and still is — that the Vice-Presidency can hold some new social mission, open new paths that can become tomorrow’s institutions. Quoting her on peace rooms: “If a war room can track and target every enemy, then a peace room should track every social innovation and connect them together for the greater good.

Our personal stories, Barbara and I, are of course quite different, hence we come from different generations. But beyond the external shape of these stories, as evolutionary explorers and travelers, we do acknowledge the very same dynamics and journey in our life. It transcends forms, time, generations. Beyond our individual present form and actions, Barbara and I experience something unique for one another. Something we can’t yet explain but that is so strong that we are called to surrender to it, embrace the experience, and welcome whatever ontology will manifest in ourselves to share that experience.

For now, I am simply in bliss! 😀


Bienvenu !

Bonjour,

J’ai l’intention, dans ce blog, de partager mon aventure de vie.

J’ai choisi un chemin plein de challenges. Il sera certainement riche en leçons, expériences, rencontres, histoires…

Je vous dis donc à très bientôt !


Restonsconnectés