Trois raisons pour lesquelles je ne crois pas à la COP 21

Voici une petite vidéo faite à la volée la veille d’un départ en voyage, le 1er décembre 2015. Veuillez m’excuser pour sa mauvaise qualité. J’ai jugé plus important de partager quelques points de vue au fil de l’actualité que d’attendre les conditions pour un bon tournage et montage.

En résumé :

    1. L’intelligence collective pyramidale s’avère totalement incapable de gérer la complexité du monde d’aujourd’hui. Pire, elle l’a créée, donc seul un système social plus vaste, plus embrassant, plus conscient et plus intelligent peut prendre le relai. Cela participe de l’évolution du vivant.
    2. Nous évoluons dans un monde à conscience encore majoritairement socio-centrée. L’intelligence collective pyramidale se construit sur ce type de conscience. En même temps, nous voyons un mouvement global s’opérer vers une conscience mondo-centrée, qui ne peut reposer sur l’intelligence collective pyramidale, et qui, de fait, donne naissance à la forme suivante : l’intelligence collective holomidale. En attendant, nos chefs d’Etat et dirigeants vivent par la conscience socio-centrée et ne peuvent en conséquence incarner l’avenir, même s’ils le voulaient.
    3. L’argent s’avère une technologie ad hoc pour l’intelligence collective pyramidale. Ca a servi ces derniers milliers d’années. Mais pour une économie systémique, durable, intégrale, à la fois locale et globale, fondée sur les systèmes ouverts, l’open source, l’open innovation, l’argent devient toxique et tout à fait inadéquat. On ne pourra jamais résoudre les enjeux de la COP 21 avec la technologie argent. Il nous faut donc passer aux technologies post-argent.

Non aux gaz à effet de s...

 


Evolutionary Boot Camps

Les Evolutionary Boot Camps offrent un espace d’entraînement et de préparation pour les humanonautes pionniers de l’évolution humaine. Un projet qui a mûri en moi durant ces 3-4 dernières années, et que j’initie maintenant.

Ces boot camps s’adressent à des gens parlant parfaitement anglais (une des conditions de sélection), je n’en fais donc que l’annonce ici, sans en traduire le contenu.

Vous trouverez toutes les infos en anglais ici.

A bientôt peut-être pour une aventure insolite !

Ps : ci-dessous une carte objective des étapes d’évolution de la conscience.

De l'âge de pierre à l'âge de l'informatique


Jeux intégraux à Auroville

A partir du lundi 5 janvier, et jusqu’au 21 janvier 2015, j’accompagne deux formes spécifiques d’espaces intentionnels : les jeux du corps et les espaces de vérité.

Jeux du corps

La plasticité supramentale permettra au corps d’embrasser l’attaque de n’importe quelle force hostile qui souhaite le transpercer : il ne présentera aucune résistance brute à l’attaque mais sera, au contraire, tellement souple qu’il rentra la force nulle en lui permettant de passer au travers. — La Mère.

Les jeux du corps nous invitent à une exploration libératrice et joyeuse du corps, de ses conditionnements et de ses potentiels. Nous utilisons les arts martiaux et la voie du guerrier pour contempler et jouer avec ces forces qui nous animent, qui passent au travers de nous, et qui parfois nous détruisent.

Poids lourd judo contre un petit adversaire
“Souvenez-vous de notre motto : utilisez son poids contre lui”

Les jeux du corps ont pour objectif de libérer notre plasticité en explorant plein de situations impliquant des forces agressives et non agressives qui challengent le corps, le mental et l’esprit. Construire une équanimité du corps, à plein temps, indépendante du contexte, même au milieu de situations stressantes, permet la descente de la sagesse jusqu’au niveaux les plus cellulaires de l’être.

Les arts martiaux offrent un terrain parfait pour l’exploration de soi d’une manière joyeuse et hors de tout jugement. Les nombreux exercices que nous faisons avec nos partenaires nous permettent de nous comprendre nous-mêmes, de rencontrer nos limites et d’opérer le pas suivant.

Venez avec une tenue décontractée, car nous jouerons sur le sol ! Pas de niveau prérequis, cependant vous devez avoir une bonne condition physique. Amenez votre esprit ouvert, curieux et engagé. Et n’oubliez pas votre sourire !

Où et quand ?

Chaque lundi, mercredi, vendredi, 7h30 – 9h00 derrière le Pavillon de l’Unité

Dernier jeux du corps : mercredi 21 janvier.

Les cours ont lieu même en cas de forte pluie.

Espaces de vérité

Dans ces espaces, j’offre mes années de pratique spirituelle pour aider la vérité à se manifester, au-delà du mental.

Peut-être parlerons-nous. Peut-être demeurerons-nous silencieux. Peut-être jouerons-nous avec le corps, ou pleurerons-nous ou rirons-nous ensemble, ou rêverons-nous de nouvelles histoires.

Mon engagement au vrai servira et guidera le processus. Votre engagement également.

N’espérez pas de politesse et de conventions. Venez pour le feu, et les possibles.

Et pour l’amour.

Durant les moments de conversation, j’utiliserai les 6 accords comme architecture sociale. Lisez-les avant de venir.

Je ne parlerai qu’avec votre permission et votre invitation.

Vision relative

 

Où et quand ?

Chaque lundi, mercredi, vendredi, de 10h00 à 12h00, dans le Pavillon de l’Unité.

Dernier espace : mercredi 21 janvier 2015.

Langues parlées : anglais par défaut, si besoin français ou espagnol.

 

 


Richesse intégrale

Voici deux conférences (en anglais) données dans le cadre de Centifolia, respectivement en 2011 et 2013. Toutes deux expliquent et détaillent la notion de Beau, Bon, Vrai, et de richesse intégrale, dont vous m’entendez parler tout le temps.

Cette première conférence “Truth, Goodness & Beauty, a Path to the Perfect Product”, explique le rôle fondateur de ces 3 valeurs primaires dans nos structures ontologiques, et comment elles vont devenir des leviers pour les organisations désireuses d’évoluer vers la richesse intégrale et des modèles transculturels (qui transcendent et dépassent les cloisonnements culturels tout en intégrant la diversité).

Si vous vous sentez d’écrire les sous-titres en français, n’hésitez pas !

 

https://youtube.com/watch?v=a8yGJauaHJQ%3Flist%3DUU3yhfiRvpw3Fd3GY27a0ADg

Cette deuxième conférence détaille et donne le langage de la richesse intégrale : mobile, mesurable, ordonable, et exprimable. Elle pose les fondations du cahier des charges technologique.

Là encore, j’invite qui veut à écrire les sous-titres en français ici.

 


Questions parfumées

Fleur CentifoliaCentifolia 2013, “La richesse d’un produit”, s’articule autour de l’innovation radicale. Rien de plus normal que les gens de la filière parfumerie-cosmétique posent des questions issues de leur paradigme, qui attendent des réponses retombant dans leur paradigme. Aussi ai-je tenté de répondre à une liste de questions corporate que m’ont envoyé des dirigeants. Quelque part, je tente de répondre depuis les nouveaux paradigmes. Un exercice un peu périlleux qui impose beaucoup de raccourcis si l’on veut des réponses courtes.

N’hésite pas, ami lecteur, à partager tes impressions et tes propres questions.

separator_arabesque_160x24

On assiste à une chute des ventes de parfums, comment redonner du désir aux consommateurs ?

Derrière son apparente simplicité, cette question contient de multiples sous-questions.

Commençons par la notion de “consommateur”, qui trahit un paradigme mourant. Ce terme évoque une sorte de grande bouche qui, vorace, avale, absorbe, consume, tout ce qu’on peut bien lui envoyer dès qu’on a su déclencher le désir. Même si, pendant un certain temps, on va voir fleurir de nouveaux consommateurs dans les pays BRICS, ce terme perdra de plus en plus son sens. Demain, les gens voudront œuvrer sur “leur” fragrance corporelle individuelle. Comment porter une odeur plaisante pour soi et pour les autres ? Pour ce faire ils passeront par leurs tribus via les médias sociaux. Ils voudront vivre un accompagnement, une expérience, avec les parfumeurs, plutôt que chercher à ressembler à telle ou telle star ou vouloir appartenir à un segment de marché. Ils voudront un dialogue. Le rôle des parfumeurs consistera à accompagner à la fois les individus et leurs tribus dans ce cheminement. Cela demandera une interaction constante. On quitte le modèle industriel pour entrer dans la dynamique de l’économie de l’expérience. Cette dernière engage des mécanismes de régulation/réponse très riches et complexes, ceux qu’on trouve aujourd’hui sur Internet via les médias sociaux et la ludification.

Blame the consumer

Continuons sur la question liée au parfum en tant que tel. Ce qu’on appelle un parfum aujourd’hui représente un produit industriel et packagé. Une fois encore, il incarne toute la vision du consumérisme fondée sur l’industrie de masse. Demain, la conscience olfactive renaîtra du fait du développement personnel qu’engage de plus en plus de gens. Les parfumeurs deviendront ceux qui enchanteront les villes, qui donneront une âme olfactive aux lieux publics et privés, qui aideront les organisations et les personnes à découvrir leurs fragrances, variables au fil du temps et des humeurs. D’une dynamique fondée sur le conformisme et l’appartenance, le parfum redeviendra un langage.

Qu’est-ce qu’un marché conscient ?

Un marché conscient possède la faculté de comprendre et de visualiser le sens de ses actions, et leurs conséquences. Dans un marché conscient, la personne oriente ses achats non plus à partir du seul rapport qualité-prix (ère industrielle et consumérisme), mais en utilisant un ensemble de critères de richesses multidimensionnel : environnement, santé, social, durabilité, produits naturels, OGM, bio, équité, respect des animaux, empreinte écologique, comportement éthique, artisanat, AOC, etc.

The economic landscape just begins to understand this multidimensionality of wealth, which remains “wild”, without homogeneity of information and

Le paysage économique commence à peine à comprendre cette multidimensionnalité de la richesse, qui reste encore “sauvage”, sans homogénéisation de l’information et de la signalétique. Cela va rapidement évoluer. Les méthodologies permettant de visualiser la richesse intégrale telles que développées par le CIRI, ou des certifications de type B-Corp, offrent des avancées prometteuses.

Comment « craquer » le prochain business model ?

coupons_cartoon_320x245

La question, telle que formulée, s’inscrit dans l’ancien paradigme et le perpétue. On peut déjà abandonner le terme de “business model” pour parler de “wealth model”, ou modèle de richesse. Voilà qui ouvre une voie tout à fait nouvelle et prometteuse.

Sans pouvoir répondre rapidement à une question aussi riche, on peut en tout cas dire que les modèles de richesse de demain fonctionneront sur ce qu’on appelle l’économie de l’expérience, les médias sociaux, les marchés conscients. La plupart des dirigeants de grandes entreprises n’ont aucune conscience de cela aujourd’hui. Cela aura un impact malheureusement dramatique pour leur entreprise. Nous espérons que Centifolia peut, par son caractère tourné vers l’innovation radicale, permettre d’ouvrir les yeux vers ces nouveaux horizons.

 

Comment favoriser la co-création dans les organisations pyramidales ?

Les organisations pyramidales, du fait même de leur structure, génèrent une limite intrinsèque à la co-création du fait qu’elles reposent sur des mécanismes inhérents de rareté, inscrits dans leur ADN. Rareté de l’argent, rareté des places à responsabilité, vision territoriale de la réalité, asymétrie des relations et chaînes de commandement qui provoquent une rareté d’accès aux informations cruciales, etc. Autant de dynamiques opposées à celles de la co-création. On peut certes atteindre un certain niveau de co-création – des organisations récentes telles que Google ou Apple le démontrent – mais cela reste cependant loin en dessous de ce que l’on pourrait faire.

Une fois de plus, la réponse à cette question implique une évolution de la structure même, du pyramidal vers l’holomidal. Utopie ? Bien sûr que non ! Il suffit d’observer la collaboration et l’économie mutualiste en pleine explosion sur Internet pour en avoir une idée concrète, bien que nous n’assistions encore qu’aux premiers pas. Quelques mots clés : nuages de gens, tribus, réseaux distribués, communityware, médias sociaux, leadership, responsabilité, soi digital, conversations, pollinisation croisée… Avec le constat que la co-création se déroule aujourd’hui plus à l’extérieur de l’entreprise que dedans.

Là encore, l’entreprise peut évoluer si elle comprend que la co-création et l’innovation se jouent avant tout sur le plan de l’ingénierie sociale.

 

Comment gérer une global brand et rester proche du client local ?

Il suffit, pour cela, de bien comprendre l’économie de l’expérience, les marchés conscients, les leviers de la richesse intégrale, le crowd sourcing. Des dynamiques sociales et économiques radicalement différentes de l’approche consumériste et industrielle, que très peu de grandes entreprises aujourd’hui ont compris et intégré. Il suffit pourtant qu’elles s’entourent d’une bonne équipe pionnière et qu’elle lui donne carte blanche pour créer une marque fonctionnant sur ces dynamiques. Un investissement somme toute mineur comparé aux apprentissages en retour, et aux réussites potentielles au bout. Ceci dit, la notion même de “client”, qui implique un fournisseur ou un prestataire, va, elle aussi, se transformer. Le client va entrer à part entière dans le processus de conception des produits et services de l’avenir.

 

Un produit multiculturel est-il possible ?

La conférence sur l’approche fractale du monde démontrera que non seulement les produits multiculturels vont se développer, mais qu’ils deviennent un axe stratégique majeur, puisqu’on ne peut plus raisonner en blocs géopolitiques et socioéconomiques. Bruno Marion nous expliquera qu’il y a moins de différence entre un chinois et un anglais de 25 ans, que ces derniers avec leurs propres parents.

 

Comment innover (formules, packs, étiquetage) dans un cadre réglementaire de plus en plus lourd imposant des plannings de développement de plus en plus longs ?

L’entreprise à intelligence collective pyramidale se trouvera de plus en plus désarmée face à ces complexités croissantes. Il faut évoluer vers l’intelligence collective holomidale, distribuée, hyper-connectée, super-apprenante, capable de dépasser ces limitations.

 

L’expérience client prime-t-elle sur le bénéfice produit et la marque ?

L’expérience ne peut plus se cantonner au seul “client”. On doit l’étendre à toute la chaîne de personnes ayant élaboré un produit ou service. Une expérience qui se reflète des uns vers les autres. Dans un marché conscient, un client à Londres souhaite savoir ce qu’a vécu un salarié en Chine, de même qu’un fabricant à Madrid ne peut plus se montrer indifférent aux conditions de vie d’une communauté indigène fournissant des produits de base. Donc l’expérience doit s’aborder dans son ensemble sur toute la chaîne de création de valeur, ce qui nous fait entrer de plain-pied dans l’économie de l’expérience ! Un écosystème de personnes qui deviennent capables de se percevoir les unes les autres, un tout devenu conscient de lui-même, et qui, en conséquence, développe des capacités économiques et opérationnelles nettement supérieures à l’entreprise égocentrée de l’ère industrielle.

 

Comment vendre une richesse invisible dans les circuits actuels ?

Il faut déjà comprendre que seule une minorité de l’immense champ des richesses peut se vendre. Vend-on une qualité de l’air, la santé, une biodiversité, de la joie, de la confiance, un savoir-faire pratique, un label, une réputation ? Ces richesses peuvent pour certaines se mesurer (qualité de l’air, biodiversity, santé physiologique…), d’autres relèvent d’une expérience acquise subjectivement, et énoncée comme telle par ceux qui la ressentent (santé psychologique, joie, confiance…). Ces richesses ne peuvent donc “circuler” matériellement à l’intérieur un produit que l’on achète. Justement, voilà qui nous conduit à l’économie de l’expérience. En cette économie, le produit ne représente plus le but, mais un catalyseur qui déclenche une chaîne d’expériences entre des personnes qui conçoivent et des personnes qui utilisent. Dans cette chaîne, les personnes communiquent, échangent, via les médias sociaux et les communityware. Les boucles de rétroaction opèrent partout, en amont dans la conception d’un produit jusqu’à sa fin de vie, en passant par sa phase d’utilisation. Le célèbre “Cluetrain manifesto” l’avait déjà bien anticipé en 1999, dans son fameux “markets are conversations”.

 

Peut-on être « value driven » et avoir des marges optimales ?

Margin improvementCette question ne peut se poser sans y ajouter la composante temps. Sur le court terme, on constate souvent qu’on peut obtenir des marges plus élevées si l’on fait fi d’un certain nombre de valeurs. Sur le moyen et long terme, l’expérience a montré exactement le contraire. Cela s’avère d’autant plus vrai, à l’époque d’internet, ou la transparence devient pratiquement impossible à éviter. Le manque de transparence va se voir de plus en plus sanctionné par les marchés conscients. Beaucoup de marques en ont déjà fait les frais, et cela ne fait que commencer.

Ajoutons qu’à force de réaliser des marges fonctionnant sur des externalités négatives fortes (faire payer aux autres les dégats que l’on cause sur l’environnement ou les populations), ces externalités ont un impact systémique donnant un effet boomerang qu’il faudra bien payer un jour ou l’autre. Jusqu’à quand la société civile paiera-t-elle les externalités négatives des entreprises, à une époque où l’on peut pratiquement tout tracer ?

Enfin, comme nous l’expliquions dans d’autres réponses, on doit maintenant évoluer vers des bilans richesse et non plus seulement des bilans financiers. La marge restera un indice important, tout comme la pression artérielle dans un corps, mais elle s’inscrira dans un espace multidimensionnel des richesses beaucoup plus évolué et efficace quant à la navigation stratégique des entreprises.

 

Comment maintenir des marges compétitives en vendant du “made in France” ?

made_in_france_female_transparent_300x298Au sujet des marges, la réponse se trouve déjà en grande partie dans la question précédente.

Concentrons-nous sur le “made in France”. Le “made in France” représente l’opportunité de véhiculer des valeurs spécifiques, donc des richesses intégrales dépassent largement le seul rapport qualité-prix dans lequel tout le monde s’épuise. Plutôt que de se battre pour la seule réduction des coûts de main d’œuvre, on a plus intérêt à développer notre créativité sur les richesses intégrales que le “made in France” peut incarner et véhiculer. Cela se joue sur le développement de chartes en pointe sur la richesse intégrale, ces dernières se conjugant avec les modèles de pilotage holistique des futurs écosystèmes économiques. L’Etat a certainement un rôle important à jouer dans le processus. Là encore, les travaux du CIRI devraient aider à avancer en ce sens.

 

Quel story telling pour un produit X vendu à Y à l’autre bout de la planète ?

Le “story telling” représente une tentative, parfois maladroite, d’associer des richesses intégrales à un produit, car l’on sait instinctivement que toute histoire et tout mythe fait émaner de telles richesses. Le story telling a un rôle à jouer, encore faut-il qu’il incarne quelque chose de tangible et profondément réfléchi. On voit trop de mythes ici et là inventés de toute pièce.

A l’heure de la mondialisation, il convient de faire reposer nos actions sur des valeurs universelles. Des valeurs universelles existent-elles ? Oui ! Nous avons couvert ce fait essentiel lors d’une conférence de Centifolia 2011, sur le Beau, Bon, Vrai, valeurs primaires. Ces dernières offrent moyen de coordonner des cercles de valeur ajoutée mettant en lien des cultures et des portions diverses de l’humanité. Cela vaut aussi pour le story telling. Ce dernier doit véhiculer le Beau, Bon et Vrai.

 

Comment une entreprise conventionnelle aujourd’hui, habituée à traiter des “marchés”, peut-elle évoluer vers les nouvelles formes d’entreprises que vous énoncez ?

Plutôt que de se torturer à lancer des programmes de conduite du changement qui, en général, accouchent d’une souris pour des investissements souvent colossaux, il vaut mieux investir dans une start up, ou un petit groupe de pionniers à qui l’on fournit tous les moyens nécessaires pour se lancer et œuvrer, le temps de devenir autonome.

Ces nouvelles organisations à intelligence collective holomidale, il ne faut pas les considérer comme des entreprises classiques avec un retour sur investissement rapide en monnaie sonnante et trébuchante. Fonctionnant sur le modèle de richesse intégrale, ces nouveaux collectifs transforment tout l’écosystème économique et évoluent avec lui. Les supporters de ces nouvelles espèces d’entreprises doivent donc suffisamment se former pour ouvrir leur esprit à ces nouveaux paradigmes.

 

Comment faire face aux pénuries de matières premières ?

Il convient de clarifier ce qu’on appelle “pénurie”. Il existe des pénuries naturelles, liées à la rareté naturelle d’un ingrédient, à des questions climatiques, etc. Puis il y a des pénuries conjoncturelles, essentiellement liées aux lois du marché et de la compétition. On ne peut pas aborder ces deux pénuries de la même manière. Concernant les pénuries naturelles, nous avons à notre disposition des techniques d’intelligence collective qui doivent permettre d’optimiser la distribution et répartition, suivant des règles établies par tous les acteurs en place, et pas simplement les acheteurs. Quant aux pénuries conjoncturelles, cela amène à questionner les contextes humains qui les provoquent, à savoir le marché, ses lois inhérentes, ainsi que celles dictées par cette technologie appelée “argent”. Le marché constitue le seul et unique moyen connu aujourd’hui pour la circulation des richesses matérielles, et l’argent son unique technologie. Or on dispose aujourd’hui d’outils pour construire des écosystèmes économiques beaucoup plus puissants et efficaces que les marchés. Une fois que les acteurs économiques actuels auront suffisamment épuisé leurs forces, et celles de l’environnement, dans les féroces compétitions actuelles, ils s’intéresseront à ces nouveaux outils et méthodologies. A moins que d’autres, nouveaux, ne l’aient déjà fait avant eux. Un espace tel que Centifolia-Centisophia ouvre notre regard sur ces nouveaux horizons.

buffalo_shortage_600x407

 

Comment évoluer entre les différences de réglementation entre Europe (REACH) et les autres pays ?

Le principe même de “réglementation” appartient à une forme d’intelligence collective spécifique, l’intelligence collective pyramidale. Cette dernière s’élabore autour de pouvoirs centralisés, de chaînes de commandement, d’argent rare, de compétition. Les comportements individuels et collectifs se font contenir par des lois et des réglementation qui interviennent de manière exogène, par l’extérieur. Tant que l’on n’a pas énoncé ces lois, alors tout reste permis. Il suffit de constater tous les abus moraux et éthiques qui se perpétuent dans le monde tant que des lois, des réglementations et des contrôles ne viennent pas les contenir. Cela apparaît d’autant plus insidieux lorsque ces dépassements résultent d’émergences collectives, alors que personne, individuellement, n’a commis de transgression légale ou morale. Une fois de plus, cela nous renvoie aux enjeux profonds de l’intelligence collective.

L’évolution nous amène à nous poser la question suivante : existe-t-il des dynamiques “endogènes”, à savoir venant de l’intérieur du collectif, qui génèrent des comportements vertueux n’ayant plus besoin de règlementations externes qui, toujours, se complexifieront à l’infini ? De tels collectifs émergent un peu partout. Ils évoluent dans des modes encore plus complexes que les réglementations exogènes, sans en avoir pour autant besoin. Pour prendre un parallèle, cela exprime la différence entre un conducteur égocentrique qui fera tous les excès possibles si on ne lui met pas des panneaux et des contrôles partout, et un conducteur responsable, sensoriel, adaptable, capable de très bien conduire sans aucun panneau, tout simplement parce que sa conscience, donc son potentiel d’action, se montrent beaucoup plus vastes. La discipline de l’intelligence collective nous montre l’émergence de ces organisations conscientes. D’un côté elles se heurtent à l’impossible complexité des réglementations, mais de l’autre leur conscience collective endogène ouvre de nouvelles voies que le droit ordinaire ne peut ni comprendre, ni englober. On entre dans des vides juridiques que le paradigme des sociétés actuelles ne peut comprendre, pas plus que le dogme religieux du passé n’avait la capacité d’arbitrer la méthode scientifique.

 

Comment aborder les pays BRICS qui passent du statut de fournisseurs à  celui de consommateurs ?

Nous avons suffisamment d’études qui nous montrent que l’évolution ne peut se faire qu’en repassant par tout le séquencement des étapes passées. Un humain, avant d’atteindre l’âge adulte, de ses premières particules jusqu’à son corps constitué, en passant par les cellules souches, voit toute l’histoire de l’univers se rejouer en lui, de manière accélérée. Il en va de même pour des collectifs : ces derniers passent par des étapes inévitables. brics_map_transparent_800x370Les pays BRICS, comme ceux qui les ont précédés, ainsi que tous ceux qui les suivront, passent par les phases de haute industrialisation, principalement manufacturière, suivie par le high tech, le secteur tertiaire, et bien sûr la consommation. Il ne s’agit pas simplement de modèles économiques, mais de paradigmes, de façons de voir le monde. Pourtant, déjà, on voit poindre chez eux des tendances post-industrielles, même si elles restent encore marginales. Plusieurs choses varient cependant. D’une part, du fait des contraintes systémiques de la planète, la phase consumérisme devrait se dérouler dans une durée beaucoup plus courte. Ensuite, Internet, qui fait s’interpénétrer les cultures, les valeurs et les comportements, fait émerger un monde fractal dans lequel on ne peut plus raisonner en grands blocs géopolitiques. Une conférence donnée par Bruno Marion abordera précisément ce point. Ce dernier proposera des outils pour construire des approches stratégiques en rapport avec cette évolution.

 

Que dire du manque de transparence dans les échanges, dans les modèles de transactions utilisés ?

Transparency versus concealmentCe manque de transparence profite aux uns – puisqu’il existe – au dépend des autres. Il s’inscrit dans un paradigme où l’entreprise ne voit que son propre intérêt, dans un psychisme collectif égocentré, autrement dit centré sur soi, comme le fait un enfant, ou le vivant à cerveau limbique (oiseaux, mammifères…). Cherchant à maximiser leurs profits dans les lois du marché classique, peu de collectifs ont su, jusqu’à présent, se développer et agir suivant une conscience holistique du monde, alors que de plus en plus de personnes le peuvent à titre individuel. Un groupe d’individus conscients ne fait pas pour autant un collectif conscient. On appelle cela la “tragédie des biens communs”, un phénomène bien exploré en sociologie, économie et théorie des jeux.
Nous avons aujourd’hui les moyens de créer des entreprises holistiques, super-conscientes. Elles ne reposent plus sur l’intelligence collective pyramidale, mais sur l’intelligence collective holomidale. Il s’agit d’une évolution de notre espèce. Rien de théorique ici : partout nous voyons de telles organisations se constituer via Internet. Il se trouve que les entreprises classiques ne les comprennent et ne les voient pas, pas plus que la chenille ne comprend ou ne voit le papillon. Ces nouvelles organisations holomidales fonctionnent sur des outils, des méthodologies et des technologies pour partie empruntées à l’IC pyramidale, mais détournées de leur usage originel. On nomme socialware ou communityware tous ces logiciels en ligne qui permettent à de tels collectifs de naviguer, d’assurer leur gouvernance, de constituer une mémoire collective, de développer une économie mutualiste plutôt que compétitive, de construire les savoirs, etc. Aujourd’hui les entreprises classiques ont tout intérêt à soutenir ces nouvelles organisations holomidales. La réussite de ces derniènres générera le flux migratoire des personnes désirant évoluer, un peu comme une génération passe la main à une autre. Cela peut se faire en parfaite harmonie. Le CIRI développe justement les process et les méthodes pour accompagner ce mouvement.

 

Que faire de l’incidence de nos pratiques sur l’environnement (utilisation des ressources naturelles appartenant à tous) ?

La réponse à cette question se trouve en grande partie dans la réponse à la question précédente. L’usage que nous faisons des ressources dépend essentiellement de la conscience qui se trouve derrière. Cela vaut pour les êtres comme pour les collectifs.

Une conscience égocentrée ne fait pas les mêmes choix, ni ne voit le monde de la même manière, qu’une conscience mondo-centrée, surtout dans les cas où l’avantage individuel immédiat entre en conflit avec l’avantage collectif sur le long terme.

L’usage de boussoles stratégiques comme le Beau, Bon, Vrai, permet de créer des entreprises non seulement conscientes, mais bien plus performantes, résilientes, apprenantes, et riches, que les entreprises classiques. Cela constituera un axe majeur de Centifolia.

 

L’internationalisation favorise l’abandon de la culture vivrière locale. Que faire ?

On ne pourra inverser cette tendance que lorsque nous aurons développé des outils permettant de visualiser la richesse intégrale. Par cela, nous entendons tous les aspects de la richesse : matérielle et immatérielle, échangeable, mesurable, exprimable. La qualité d’un environnement, la confiance, la joie, l’éducation, la biodiversité, constituent autant de richesses qui s’inscrivent dans les rêves d’humanité. Toute logique qui exclut ces richesses de son champ se condamne elle-même. Le marché et sa technologie sous-jacente – l’argent – incarnent cette logique de richesse non intégrale. Ils n’ont pas, en leur structure, les moyens d’incorporer et de développer la richesse intégrale. Qui a déjà vu un bilan d’entreprise s’élaborer sur la richesse intégrale ?

Les organisations qui se développeront autour de la richesse intégrale montreront une extraordinaire capacité à embrasser les besoins des populations et des écosystèmes dans leur mode de fonctionnement, pour de simples raisons pragmatiques. Les cultures vivrières locales devraient se développer de nouveau une fois cette transition opérée. Il ne s’agit pas de science fiction. On le voit bourgeonner, ce nouvel “ADN social”, un peu partout ! De nouvelles labélisations en donnent un exemple assez visible, exemple que nous explorerons au travers de B-Corporation dont les représentants viendront s’exprimer durant Centifolia.

 

 


De Centifolia à Centisophia

Il y a deux ans, je participai à l’élaboration d’un événement nommé Centifolia (programmé pour fin octobre 2011). Cet événement réunissait les acteurs de la parfumerie & cosmétique dans la ville de Grasse, connue comme la capitale mondiale du parfum.

Qu’avais-je à faire dans un tel événement, et pourquoi m’intéressais-je à cette filière de l’économie ?

Premièrement, mes partenaires de co-création et moi avions carte blanche pour designer l’événement de manière à en augmenter l’intelligence collective. Deuxièmement, la filière parfumerie & cosmétiques, que beaucoup considèrent comme superficielle et inutile, occupe en fait une place importante dans notre quotidien, tout comme dans l’économie en général. Des idées virales, ainsi que les actions nées de l’intelligence collective peuvent donc potentiellement inspirer et provoquer un effet levier, dans cette filière comme dans d’autres secteurs. Amusant ! Alors nous avons décidé de jouer.

 

Paillettes et rouge à lèvres ?

De nombreuses personnes, dont beaucoup se comptent parmi les créatifs cuturels et à la génération Y, se font une idée négative et réductrice des parfums et de la cosmétique, plutôt vus sous l’angle paillettes et rouge à lèvres. Idée fausse, cela s’entend. Les cosmétiques, pour ne citer qu’eux, vont du maquillage au dentifrice, de la crème solaire au shampoing en passant par le savon. Vous pouvez les définir comme tout produit qui entre en contact avec votre corps. Les cosmétiques ont toujours existé, et existeront toujours.

Important à savoir : les poids lourds de cette industrie ne se limitent pas aux parfums et aux cosmétiques. Allez voir du côté de P&G, Givaudan, Firmenich ou IFF… Ils jouent aussi dans le secteur des arômes et des fragrances. Concrètement, ils décident du goût et de l’odeur de certains produits alimentaires, de nos boisson et de nos détergents (euh, évitez de goûter le détergent SVP).

Voilà pour le paysage. Côté contexte, comme dans tant d’autres filières, on se trouve devant un constat alarmant :

  • Certains produits proviennent de l’extraction ou de l’exploitation de ressources naturelles aux quatre coins du monde. Dans de nombreux cas, cela affecte les écosystèmes ainsi que les populations locales (paysans, peuples indigènes…) qui, souvent, opèrent sous le contrôle de mafias locales. Le travail des enfants, des conditions de travail dégradantes et l’esclavage salarié représentent des situations courantes, de l’Inde à Haïti, de l’Australie à Madagascar.
  • Certains produits affectent la santé
  • Certains produits affectent l’environnement (emballages, produits chimiques…)
  • Certains produits reposent sur l’expérimentation animale

D’un point de vue plus systémique et global, l’humanité a construit son économie sur un système monétaire rare qu’on appelle l’argent. L’argent rare déclenche une chasse généralisée à… l’argent. Une telle activité nécessite de poser partout des “pièges à argent”. Beaucoup, sinon la plupart, des produits du marché ont pour seule et unique fonction de capter cet argent rare. On n’y trouve aucun projet humaniste, aucune valeur spirituelle, aucune fonction destinée à faire du bien, à améliorer la santé, même si lesdits produits revendiquent le fait de servir un besoin. Ainsi, dans la plupart des cas, l’usage de la manipulation, de la tentation et du mensonge pour créer le besoin relève d’une pratique commune et acceptée. Fi des conséquences systémiques ou des questions morales. Ce mécanisme implacable, induit par un système de monnaie rare, conduit aux sociétés consuméristes et aux économies fondées sur la consommation.

Les supermarchés et la pub télévisée nous offrent un bon champ d’observation. On y voit en direct l’application des principes de manipulation et de mensonge.

Entrez dans un supermarché, observez et demandez-vous combien de produits ont une vraie fonction humaniste, environnementale ou spirituelle ? Combien de produits provoquent un stimulus immédiat (plaisir) et combien déclenchent un bonheur authentique ? Vous conclurez probablement que l’humanité pourrait très bien se porter et voir ses besoins les plus élevés servis sans la plupart des produits étalés dans les rayons. Jetez aussi un coup d’œil sur le packaging… les messages, les couleurs flashy, les mots et images subliminaux, les emplacements choisis dans le magasin… Tout ceci s’adresse-t-il à votre Soi le plus élevé ou cela vient-il titiller votre cerveau reptilien ?
Voir la télé grand publicRegardez les pubs à la télé, et comptez le nombre de messages abrutissants et débilitants. Observez comment ils manipulent, comment ils déclenchent les instincts les plus basiques de la psyché humaine (faim, désir sexuel, etc), ou comment ils invoquent les valeurs spirituelles les plus élevées (liberté, réalisation de soi…). Cette dynamique, aujourd’hui de plus en plus nourrie de données issues du neuromarketing, institutionnalise une pratique sociétale du mensonge et de la manipulation. “Cette crème vous rajeunira de 20 ans“, “ce dentifrice vous donnera un sourire hollywoodien“, “cette lessive va rendre les femmes plus heureuses“,  “ce shampooing fera de vous une star“, etc.

Blâmer et censurer les grandes marques, ou faire de l’activisme social à leur encontre ne permet en rien de s’extraire du système global que je viens de brosser. Seule une réponse globale, distribuée, systémique, innovatrice peut le transcender. Au lieu de devenir des joueurs toujours plus redoutables à l’intérieur des règles du jeu actuel, pourquoi ne changerions-nous pas les règles elles-mêmes et ne jouerions-nous pas une partie beaucoup plus amusante ?

Ainsi, la façon dont nous considérons la santé et le bien-être peut évoluer. La façon dont nous définissons la richesse peut évoluer. La façon dont nous échangeons les uns avec les autres peut évoluer. La façon dont nous créons des écosystèmes économiques et des monnaies peut évoluer. L’entrepreneuriat peut évoluer. La transparence de l’information peut évoluer. La partie toute entière peut évoluer. Il suffit juste qu’une poignée de visionnaires décide de jouer sur un autre terrain, et de montrer qu’ils s’y amusent beaucoup plus.

 

Que se passa-t-il donc à Centifolia 2011 ?

Revenons maintenant à Centifolia 2011… L’événement a spiralé autour de l’idée du “Produit parfait”. Un produit parfait incarne et manifeste le Beau, le Bon, le Vrai, ce que nous appelons les valeurs primaires universelles (comme les couleurs primaires). Ainsi cette conférence que j’ai donnée (ci-dessous). En résumé, elle dit qu’à partir de ce système universel de valeurs nommées “Beau, Bon, Vrai”, nous pouvons élaborer de nouveaux business, alléchants, généreux, innovants, durables, qui soutiennent l’émergence des marchés conscients.

 

Et si l’envie vous prend d’explorer un peu plus, vous pouvez visionner cette conférence intitulée “Our Species Evolves, and You?” Je l’ai donnée durant l’ouverture de Centifolia. Elle passe en revue quelques-unes des tendances vers lesquelles évolue notre société: Où vont les marchés ? Pourquoi deviennent-ils conscients ? Que devrait savoir n’importe quel CEO aujourd’hui (qu’environ 100% d’entre-eux ne soupçonne même pas) ? Quelles opportunités se présentent devant nos yeux ?

 

 

Centifolia 2013 : “La richesse d’un produit”

Du mercredi 23 octobre 18h00 au vendredi 25 octobre 14h00

Beaucoup de congrès, de fêtes, de shows, de conférences et de convention au sujet de la parfumerie & cosmétique ont lieu durant l’année un peu partout dans le monde. Centifolia 2013 ne ressemblera à AUCUN de ces événements. Au contraire. Aussi devrais-je le dire clairement ici : les gens qui veulent faire du business as usual n’ont aucun intérêt à participer à Centifolia.

Fleur CentifoliaLe thème de cette année ?  La Richesse d’un produit.

Voici le site officiel.

Quoi ?

Quelle richesse un produit peut-il créer, provoquer, attirer ? Dans ce contexte, nous utilisons le mot richesse dans son sens le plus vaste et le plus profond. Richesse pour création de valeur, bénéfices, plaisir, santé, environnement, société, entrepreneuriat, joie, relations, confiance, reliance, valeurs universelles… En trois mots: Beau, Bon, Vrai. Nous appelons cela la richesse intégrale.

Sur le plan sociétal, pouvons-nous imaginer des produits qui ne produisent pas des gagnants d’un côté et des perdants de l’autre ? En général le côté “perdants” inclut l’environnement, les populations indigènes, ainsi que la société dans son ensemble (aliénation, consumérisme…). Vendeurs et acheteurs (pas toujours) composent le côté “gagnants”. En fait, pas tout à fait vrai pour les gagnants, car dans une perspective systémique, tout le monde perd. Cela dépend juste de l’échelle de temps sur laquelle on se situe. Seuls des marchés conscients peuvent attirer et soutenir ces entreprises sans perdants. Bonne nouvelle : partout les marchés conscients grandissent, en majeure partie via Internet. Nous ferons une démonstration claire de cette évolution durant l’événement.

On peut alors poser les questions suivantes :

  • Quel type d’organisation faut-il pour entrer dans l’écosystème des marchés conscients ?
  • Comment crée-t-on une entreprise sans perdants ?
  • On démarre comment à partir d’ici ?
  • Que peuvent faire les entreprises conventionnelles pour évoluer ?

Nous poserons ces questions au moyen de conférences et d’espaces interactifs.

Qui ?

Nous inviterons des conférenciers qui évoluent à tous les niveaux de la chaîne de création de valeur. De la R&D aux producteurs indigènes, des acheteurs aux recycleurs, du marketing & ventes au client final, des PDG aux “nez” (enfin, pas seulement le nez, mais également la personne qui suit derrière)… Plus large encore : nous voulons écouter les voix de la société et de l’environnement. Les deux ont des idées étonnantes et une vraie proposition de valeur pour les marchés de demain.

Ce tissu d’expériences aidera chacun à acquérir une compréhension holistique de l’écosystème humain de la filière. Et quand un écosystème devient conscient, d’incroyables potentialités commencent à se manifester.

Comment ?

Sur le plan méthodologique, nous allons créer différents espaces qui attisent l’intelligence collective, la créativité, la conscience, l’envie d’entreprendre. Cela inclut :

  • Des conférences type TED : courtes, innovantes, avec des “Ninja speakers” super-préparés (vous pouvez jeter un coup d’œil sur les conférences Centifolia 2011 pour avoir une idée)
  • Des World Cafés : une des façons les plus efficaces pour se rencontrer tout en développant l’intelligence collective dans la salle
  • Des cercles : pour construire un sens du collectif et voir ce qui veut en émerger
  • Des moments informels : afin de donner de l’espace à l’inattendu et l’invisible
  • Des repas délicieux : pour célébrer et apprécier la présence des uns et des autres, autour d’une nourriture bio (évidemment)
  • Des espaces en ligne : afin d’inviter l’intelligence collective globale et nous connecter au monde
  • Médias : pour filmer, interviewer, collecter expériences et idées
  • Facilitation graphique et dessins humoristiques : parce que personne ne peut sérieusement créer et innover sans eux
  • Art, musique, humour : pour éviter que notre cerveau droit finisse en raisin sec

Nos plus belles attentes ? Que les participants quittent Centifolia avec des idées lumineuses, des concepts innovants, de nouveaux contacts, une vision ouverte et excitante de futurs possibles, un sens concret et joyeux de businesses sans perdants.

Centisophia se présente alors comme l’étape suivante évidente.

 

Centisophia, l’étape suivante des pionniers !

Vendredi 24 octobre après-midi – samedi 25 octobre fin de soirée

Centifolia, on parle. Centisophia, on fait.

Centisophia réunira les personnes qui veulent avancer, les gens qui veulent s’investir concrètement sur des projets innovants qui incarnent les visions partagées les jours d’avant. Des gens mus par un allant pionnier.

Harry Atwood in Wright Brothers Airplaine

Ces pionniers souhaitent opérer via les prochaines formes d’intelligence collective (que nous nommons intelligence collective holomidale) qui possèdent une capacité bien plus développée pour l’innovation, l’apprentissage, les prises de décision, la résilience, l’anticipation, et l’action guidée par la sagesse. Les participants ressentent une irrésistible attirance pour les business models intégraux et les marchés conscients. Ils viennent partager leur expérience et dévoiler des projets concrets et visionnaires, présents ou futurs.

Si Centifolia a ouvert ses portes à tous, en revanche Centisophia demandera aux candidats de postuler pour leur participation. Nous souhaitons des gens motivés et nous assurer que chacun a une bonne compréhension des objectifs de l’événement. Le statut social des candidats (PDG ou humble entrepreneur) ne joue aucun rôle, seules comptent la motivation et l’ouverture d’esprit.

En ce qui concerne le design de nos espaces d’interaction, nous continuerons suivant la même dynamique que Centifolia, mais de manière plus avancée. Nos espaces deviendront super-interactifs. Nous engagerons de nouvelles façons de nous connecter les uns aux autres de manière à stimuler notre créativité.

Les résultats ? Cela dépend 100% des participants. Pour en connaître un certain nombre personnellement, je peux dire à quel point la motivation les anime, et le niveau d’expérience senior qu’ils ont. Certains ont eu des rôles de PDG de grandes entreprises dans l’ancienne économie, aujourd’hui ils ont décidé de jouer dans la nouvelle économie, comme des adolescents excités. Ca me plaît !

Si je devais décrire Centisophia en quelques mots clés ? Hors des sentiers battus, provoquant, inspirant, mémorable, pionnier, unique en son genre, business not as usual, intelligence collective, marchés conscients, richesse intégrale, prochaines opportunités…

Ecrivez-moi si vous voulez jouer !

 

New design to save water

 


L’innovation par l’intelligence collective

L’innovation par l’intelligence collective – Jean-François Noubel chez ERDF from CIRI on Vimeo.

Voici une conférence donnée le 29 novembre 2012 à Toulouse, devant 300 cadres dirigeants d’ERDF Sud-Ouest. J’avais carte blanche. Durant cette conférence, j’ai essayé de brosser un tableau des voies d’innovation qui s’ouvrent à des entreprises telles qu’ERDF (et bien d’autres). Il m’a semblé important tout d’abord de passer en revue les différentes formes d’intelligence collective : en essaim, originelle, pyramidale et holomidale. Ensuite, j’ai enchaîné sur des questions d’innovation.

Orchestre fou

[stextbox id=”info”] Si vous vous sentez l’énergie d’écrire le transcript de cette conférence, surtout n’hésitez pas et envoyez-le moi ! Il constitue la première étape pour écrire les sous-titres en anglais afin de partager avec nos amis anglo-saxons.[/stextbox]


Voyage dans le temps depuis la société post-argent

121202_machine_a_explorer_le_temps_420x316Le 4 décembre 2012, on m’a invité à m’exprimer dans le cadre de la Nuit des Réseaux, à Toulouse, devant 600 personnes ayant un rôle de décideurs dans l’entreprise ou les organisations de la région. Mon intervention va changer du format habituel car… je vais revenir du futur. Je raconterai comment la société a évolué en s’affranchissant de l’argent. Je viendrai donc en tant que témoin et conteur. Un exercice nouveau pour moi, qui me ravit d’autant qu’il me confronte à l’inconnu. Inconnu de moi-même, car je ne connais pas mes capacités de conteur, n’en ayant aucune pratique. Inconnu de la situation dans laquelle je m’engage, car je n’ai pas connaissance que quiconque se soit risqué à ce périlleux exercice de conter la société post-argent en live sur scène. Je vais donc me retrouver en pleine vulnérabilité, avec la mission délicate de partager une expérience consistante destinée à ouvrir cœurs et esprits.

De nombreuses idées et visualisations sur ce à quoi ressemblera cette société post-argent à naître m’animent, bien sûr. Pour autant, ces intuitions ne représentent qu’une infime portion de ce qui, déjà, mûrit dans le collectif. Cette société post-argent a déjà engagé son processus de naissance, donc elle existe déjà en potentialité, en rêve, en images, en concepts, au fond de nombreux esprits, même si ces derniers n’en ont pas forcément pleinement conscience. J’aimerais pouvoir recueillir certains de ces fragments de visions, d’idées, de concepts…

Voici donc, ci-dessous, un court texte qui plante le décor et le contexte. S’en suivent des questions précises. Si vous sentez des réponses, des images, des idées, des concepts poindre dans votre esprit (ou dans vos orteils, vous avez le droit), alors n’hésitez pas : partagez ! Ainsi sculpterons-nous la réalité avec la main de nos rêves. Comme à chaque fois, nous nous rendrons alors compte que ce qu’on nomme “réalité” ne fait que jouer le rôle d’un miroir reflétant nos gestes d’artistes et d’infinis créateurs.

L’humanité a évolué vers la société post-argent. Les crises économiques mondiales successives du passé ont bien fini par démontrer que la technologie nommée argent, qui avait fonctionné durant plusieurs milliers d’années, ne rendait plus service à la société humaine. L’argent causait des ravages humanitaires et écologiques d’une ampleur sans précédent, et l’espèce humaine avait bien failli s’éteindre. L’humanité tout entière n’avait d’autre choix que d’évoluer en passant de la compétition au mutualisme, du consumérisme à l’échange. L’économie ne se limite plus simplement aux Hommes, elle inclut désormais les autres espèces vivantes de la planète qui vivent en inter-création. Ainsi la société d’aujourd’hui construit, échange, mesure la richesse d’une manière bien différente du passé. On y utilise des systèmes et des technologies qui nous permettent de voir et ressentir le spectre tout entier de ce que nous appelons la richesse intégrale.

  1. A quoi ressemble cette société ?
  2. Comment se déroule la vie quotidienne de différentes personnes et organisations, dans différentes parties du monde ?
  3. Quels événements clés ont pu mener à cette société ?

J’ai posé ces questions en anglais sur Quora. Si vous vous sentez inspiré(e), vous pouvez proposer des réponses soit par un commentaire ci-dessous. Ou bien vous pouvez vous rendre directement sur Quora et partager votre inspiration en cliquant sur les questions ci-dessous :

  1. Imagine we are in a post-monetary society. What happens in everyday life? Can you imagine stories about people, human societies and collectives in different parts of the world?
  2. Imagine we are in a post-monetary society. What key events from the past lead to it?
  3. Imagine we are in a post-monetary society. What key events from the past lead to it?

A nos imaginations !


Mon voyage aux USA – du 24 mai au 7 juillet 2012

Ce post concerne la planification et mise-à-jour de mon voyage d’un mois 1/2 aux USA. Cette page sera actualisée au fil des changements et évolutions.

Les intentions de ce voyage

  1. Une retraite pour écrire (dans la même veine que les 2 mois passés au Mexique mi-février à mi-avril 2012)
  2. Être avec Eric Harris-Braun and Art Brock, mes deux frères bien-aimés, afin de continuer à conspirer sur le projet MetaCurrency et la société post-monétaire
  3. Des rdv liés aux projets en cours
Je vais tout faire pour garder la partie des rdv au minimum de façon à pouvoir bien honorer les intentions 1 et 2. Je veux rester complètement ouvert et créatif afin que les flux des prochaines réalités continuent de se tisser au fond de moi.

Dates et lieux

  • 24 mai soirée – 1er juin soirée : New York
    • Un ami m’avait proposé son appartement pour mon séjour à NYC, mais il a eu un empêchement de dernière minute. J’ai donc trouvé un lieu formidable à 1/2 block de Central Park, sur Madison Ave/106th street. C’est le sud d’Harlem
    • Des rdv divers avec de belles personnes qui mériteraient chacune un post
    • A noter, un événement auquel  mon ami Christian Courtin-Clarins m’a invité : le Clarins Million Meals Concert for Feed. Voici un article dans le Huffington Post écrit par Lauren Bush, la fondatrice de Feed. Ce sera intéressant pour moi d’observer les multi-facettes qu’un tel événement comporte, de ses aspects les plus inconscients à ses côtés plus lumineux, et d’ouvrir grand mon être pour accueillir les êtres qui y seront présents et apprendre tout ce qu’il est possible d’apprendre.
  • 2-18 juin : East Chatham, upstate NY, chez Eric
    • Ecriture, MetaCurrency, espaces créatifs avec Eric et Art
  • 19 juin après-midi – 20 juin matin : Montréal
    • Rdv avec un représentant du UNCBD – United Nations Convention on Biological Diversity
  • 20 juin après-midi – 21 juin après-midi : Minneapolis
    • Rdv avec le CEO d’une marque internationale de cosmétiques
  • 21 juin soirée – 24 juin soirée : Montréal
    • 3 jours pour écrire et me laisser inspirer par cette ville étonnante — suggestions bienvenues, cela inclut un endroit pour dormir
  • 25 juin – 7 juillet : East Chatham, upstate NY, chez Eric
    • Ecriture, MetaCurrency, espaces créatifs avec Eric et Art
  • 8 juillet : retour en France

Il se peut que je passe quelques jours à Boston pour rencontrer des personnes du MIT. CeIa dépendra de la façon dont les choses se goupillent. Le but de ces rencontres serait de construire des synergies entre le CIRI et des labos de recherche du MIT.

Agrandir le plan


A j-20 de Centifolia 2011

Pour les amis qui ne le savent pas encore, Fernanda et moi investissons beaucoup de temps, d’efforts et d’amour dans Centifolia 2011, congrès qui réunit les acteurs de la parfumerie et cosmétique les 19-21 octobre prochain à Grasse, capitale de la parfumerie.

Bigre, qu’allons-nous faire dans un tel événement ?

Nous y mettons en place des leviers d’intelligence collective pour aider la filière parfumerie/cosmétique à évoluer. A l’horizon ? Le “produit parfait”. Méthodo ? Le Beau, le Bon, le Vrai. Je ne vais pas tout répéter ici, c’est déjà largement détaillé sur le site. Nous avons également créé un groupe sur Facebook: “From Cosmetics to Cosmethics“.

Centifolia est un événement unique en son genre. Pour commencer, les participants vont écouter des “Ninja Speakers” de très grande qualité qui vont s’exprimer suivant les règles des conférences TED. C’est la phase “Être inspirés“. Ensuite, nous allons utiliser des World Cafés pour maximiser et cultiver l’intelligence collective présente parmi les participants de l’événement. Ce sont les phases “Imaginer” et “Co-créer“. Enfin, nous allons inviter l’intelligence collective présente partout ailleurs dans le monde, c’est-à-dire l’intelligence collective holomidale, et ce au moyen des médias sociaux. Ces derniers sont à des années-lumière de la conscience de la plupart des entreprises alors qu’ils s’avèrent déjà déterminants pour les marchés de demain.

Les gens ont l’habitude de congrès ronronnants, avec leur business as usual, leurs keynotes aux slides bardées de “bullet points”, leurs déjeuners où l’on reste confiné avec ceux qu’on connaît déjà (et on rate les autres), les digestions fastidieuses qui se transforment en sieste dans l’amphi en début d’après-midi… Rien de tout cela dans Centifolia 2011, qui est une vraie rupture tournée vers l’innovation radicale (par opposition à l’innovation incrémentale). Les participants devraient normalement beaucoup s’amuser, voir à quel point le potentiel d’intelligence collective est énorme pour peu qu’on s’emploie à le révéler, collecter un beau trésor d’innovation et de capital intellectuel.

En ce qui nous concerne, fondateurs du CIRI, c’est une architecture, un format complètement inédit que nous créons. Bien sûr il y aura des erreurs, des choses à améliorer, des leçons à apprendre… mais au-delà de l’événement ponctuel Centifolia, nous nous dirigeons vers un format parfaitement répliquable pour toute autre filière industrielle ou économique. C’est pourquoi j’espère de tout cœur qu’un maximum de personnes comprendront l’opportunité unique de l’événement que nous nous offrons les uns les autres.

Il y a donc cette question qui revient tout le temps : Centifolia, un espace unique d’innovation par l’intelligence collective… Comment communiquer sur cette aventure que nous proposons ?

Le dire ou l’écrire n’est pas suffisant pour vraiment comprendre. Comment faire comprendre AVANT aux personnes que nous invitons, ce qu’elles ne peuvent réaliser que PENDANT l’événement ?  Ce n’est pas que nous souhaitions remplir les salles simplement pour les remplir, c’est simplement qu’il me semble juste que les bonnes personnes soient bien informées.

Toutes les suggestions sont donc bienvenues.

En attendant, ami qui me lisez, faites passez le mot. C’est le bouche à oreille qui fera la différence.

Je vous mets ci-dessous un mail que nous avons envoyé à nos réseaux. Il pourra peut-être vous servir si vous voulez relayer l’information.


 

Cher Monsieur/ Chère Madame XXX,

Savez-vous qu’aujourd’hui n’importe quel smart phone sait lire le code barre d’un produit et vous donner une notation qualitative, environnementale et sociale immédiate ? Vous pouvez aussi voir en temps réel ce que vos amis, dans vos réseaux sociaux, ont acheté ou censuré, et émettre votre propre avis. Aujourd’hui, les médias sociaux combinés à la mobilité peuvent célébrer ou détruire un produit et sa marque. Parfois en quelques jours. Les marchés deviennent conscients.

Un produit porte et transmet une vision du monde, celle qui s’est inscrite dans sa genèse et sa fabrication. Acheter un produit, c’est souscrire à cette vision.Acheter, c’est voter. Voilà qui change tout. Le “business as usual” a fait son temps. C’est une bonne nouvelle : les marchés conscients qui se profilent aujourd’hui portent en eux d’extraordinaires opportunités ! Et si nous nous réunissions pour les comprendre, les voir, et les saisir, ces opportunités ?

C’est l’objectif de Centifolia 2011.

 

Vous l’avez compris, Centifolia 2011 n’est pas un congrès comme les autres. Des speakers exceptionnels viendront partager leurs visions (voir programme). Nous utiliserons des techniques d’intelligence collective ludiques et conviviales. Nous ferons émerger les visions et stratégies les plus novatrices qui soient. Ensemble nous constituerons un capital d’opportunités ouvert à tous.

Rejoignez celles et ceux qui se lancent dans l’aventure Centifolia,
INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT !
Toutes les infos sont ici

 

Non seulement vous y croiserez des gens, des idées et des projets que vous n’auriez jamais trouvés ailleurs, mais vous passerez un moment inoubliable et unique. C’est sûr, Centifolia sera du “business not as usual” !

Votre participation à ce congrès ? C’est ce qui fera la différence.

                                                                            Catherine Peyreaud
                                                                            Organisatrice de Centifolia

 

PS : n’hésitez pas non plus à venir participer sur notre page Facebook !


Restonsconnectés