Richesses désirées

Voici ma liste de richesses désirées, ou plus précisément les richesses matérielles désirées. Vous y trouverez tout l’éventail, des formes les plus basiques (nourriture, toit, santé…) jusqu’à celles qui invitent le beau, le bon, le vrai, et soutiennent l’expression la plus élevée de mon être, et de ceux qui fabriquent ces richesses. J’ai posé le choix de ne plus jamais acquérir du junk. Je soutiens la qualité (que je distingue du luxe) et préfère me passer d’un objet plutôt que d’en acquérir un de mauvaise qualité, fabriqué dans de mauvaises conditions pour serrer les coûts, et qui polluera rapidement du fait de son court cycle de vie.

Cette liste, lorsque vous la lirez, peut vous offrir l’opportunité de contempler vos pensées. Par exemple :

  • L’économie du don, n’implique-t-elle pas que je vis sur le dos de mes amis et de la société en général ?
  • Pourquoi je mélange ce qui sert pour survivre avec d’autres choses non vitales ?

Si de telles pensées flottent dans votre esprit, alors pourquoi ne pas d’abord lire “du besoin au désir“, “demander inconditionnellement” ainsi que la foire aux questions ? Cela vous donnera le contexte nécessaire.

Peu importe la forme de gentillesse que vous souhaitez manifester ou discuter, n’hésitez pas à me contacter pour que l’on explore cela ensemble.

Alors voici… 🙂

Enveloppe avec un cœurDe l’argent conventionnel

L’argent conventionnel restera probablement, pour vous, le moyen le plus pratique pour nous soutenir rapidement et efficacement mon fils et moi (nourriture, logement, dépenses courantes, école, etc), puisqu’il donne directement accès à l’ensemble de la richesse matérielle mentionnée ci-dessous.

J’aime l’idée que vous puissiez manifester votre générosité en offrant directement une des choses listées ci-dessous. Peut-être préférerez-vous cela aussi : cela donne une direction claire à votre action, de manière totalement transparente.

Séparateur fleur

EstébanEcole pour Estéban

Estéban va dans une école Steiner. Cette pédagogie offre aux enfants un moyen formidable de devenir une personne libre, créative et épanouie.

A l’année : 4.400€ – défiscalisable 🙂

Séparateur fleur

Cru en cœurAlimentation

Je mange bio et végétalien, essentiellement cru. Cet article explique ma démarche. Estéban, lui, mange bio et végétarien.

Mensuellement : 700€ — possibilité de passer une convention avec un magasin bio de mon secteur.

Séparateur fleur

Blender Vitamix 5200Un blender

Un outil indispensable pour tout végétalien qui se respecte 🙂 Celui-ci a fait sa légende dans la communauté. Increvable, il a une garantie de 7 ans.

Coût estimé : 650€

Séparateur fleur

Autruche et son cavalierStage de pilotage moto

Une voiture se conduit, une moto se pilote. La sécurité et le plaisir doivent se tenir la main, aussi rien de tel qu’un stage de pilotage moto auprès d’un super-pro.

Coût estimé: 900€ TTC.

Séparateur fleur

Tour EiffelUn pied-à-terre à Paris

Je viens très souvent à Paris. Beaucoup de mes amis qui peuvent m’y accueillir, cependant je les sollicite rarement pour deux raisons : d’une part je viens trop souvent pour m’inviter à chaque fois, d’autre part je commence mes journées tôt et je rentre souvent tard, ce qui rend mon séjour peu compatible avec une vie sociale. Je me tourne donc vers des airbnb ou hôtels. Il existe beaucoup de pieds-à-terre libres et peu utilisés à Paris. Si vous en avez un de disponible, je saurai l’honorer et en prendre soin lors de mes passages.

Séparateur fleur

écrivainUne année pour finir mon roman

Que va-t-il se passer dans les 100 prochaines années ? Et si la conscience humaine faisait un saut incroyable ? Grâce à quoi, et à qui ? Voici l’histoire de 3 jeunes gens qui vont vivre l’épopée du XXIème siècle, celle de la transformation de notre espèce et de sa conscience, au cours d’une aventure de vie hors du commun qui les mènera au bout du monde et au bout d’eux-mêmes.
Ce roman demande que je m’y consacre pleinement durant 1 an pour le finir. Voulez-vous contribuer à sa réalisation?

Séparateur fleur

Attaque systemaUn stage de Systema à Toronto ou Moscou

Je pratique et enseigne cet extraordinaire art martial russe appelé “Systema“. Il se fonde sur une décontraction absolue du corps en contexte extrême. Pour toujours continuer de progresser, je dois régulièrement participer à des stages internationaux d’instructeurs, dont les centres se situent à Toronto et Moscou.

Compter un budget d’environ 3000€ comprenant le voyage, le logement et le stage.

Séparateur fleur

CaducéeUne complémentaire santé

Compter environ 1200-1500€/an pour une couverture complète.

Séparateur fleur

 

HoodieDes vêtements

Comme pour le reste, je souhaite avoir peu de vêtements, mais des vêtements qui incarnent la qualité et l’excellence, autrement dit ce que nous devrions avoir chacun dans nos vies. Mes recherches sur ce sujet me conduisent vers 4 critères :

  1. élégant : on peut rester élégant en tout, même quand on fait du sport
  2. technique : qui remplit une fonction précise (tenir chaud, respirer, protéger, endurer, etc)
  3. nomade : donc léger, facile à mettre dans un sac
  4. éthique : respect de la nature, de la santé, des humains et des animaux (vegan ou animaux bien traités et non tués)

Un pantalon et un chino de chez Outlier. Des sous-vêtements, des t-shirts, et des sweat-shirts et un hoodie de chez IceBreaker.

Séparateur fleur

AvocatConseil juridique

L’économie du don n’a pas sa place dans le système légal. Tout s’achète et tout se vend. Un don s’apparente à du travail rémunéré… Je voudrais œuvrer avec un juriste ou avocat international que ces questions passionnent et qui voudraient explorer avec moi des voies à ouvrir. Quelles entités légales devons-nous utiliser ? Quel statut individuel ? Comment ouvrir la voie pour les autres ? Comment ne pas verser des d’impôts pour des choses auxquelles on n’adhère pas, et rediriger ces sommes vers ce qui fait sens ?

Séparateur fleur

Trek bicycle Procaliber 9.8Un vélo

Le vélo reste pour moi le moyen le plus chouette de me déplacer en milieu urbain et dans la nature. Un vélo, ça fait partie de soi, comme une extension du corps, aussi je ne lésine pas sur la qualité. Celui de mes rêves s’appelle le Trek Procaliber 9.8, il permet de circuler partout, autant en ville que sur les chemins accidentés.

Coût : 4500€

Séparateur fleur

website_200x200Services web, serveur, etc

Mes différents sites web (noubel.com, noubel.fr, TheNewRepublics, cir.institute) ont des coûts de maintenance (serveur, logiciels…). Ajoutons les renouvellements de noms de domaine, et quelques applis qu’il me faut acquérir de temps en temps. Vous pouvez m’offrir cela au cas par cas si vous voulez. Je vous solliciterai alors de temps en temps dans l’année, et vous pourrez à chaque fois dire oui ou non.

Coût annuel estimé : 500€

Séparateur fleur

silent_piano_yamaha_c3_200x200Un piano & home studio pour la composition musicale

Voici le rêve ultime 🙂 Un de ces pianos Yamaha qui enregistrent non plus le son digital de ce que vous jouez, mais le mouvement réel de vos doigts sur les touches. Mouvements qu’ils peuvent reproduire, et bien sûr mettre en partition. Il ne fait pas de doute pour moi que la composition musicale prendra une place centrale dans ma vie.

Suivant la configuration, l’investissement s’échelonne de 20.000 à 60.000€, pour le piano et le home studio.

 

 


Foire aux questions

Intelligence collective, société post-argent, économie du don, vœu de richesse, alimentation, amour, sexe, politique, arts martiaux, cheminement spirituel… beaucoup de sujets pour lesquels je reçois de nombreuses questions. Certaines reviennent souvent, pourquoi ne pas les collecter et les partager ? Voici donc des FAQ (Foires aux Questions), avec des réponses les plus honnêtes et les plus directes possibles qui m’animent à l’instant où je les écris. Ca continuera d’évoluer, revenez vite !

Et si une question vous taraude l’esprit, envoyez-la moi !

Mer de billets

 

 

 

Questions sur la richesse, l’argent et l’économie du don

 

JF XIV

 

 

 

Questions sur le vœu de richesse

 

L'intervention des Sabines

Questions de politique et de société

 

Et bientôt… des questions sur l’amour, le sexe, l’alimentation, les arts martiaux…


La vie dans l’assiette

Cru en cœurLa recherche en intelligence collective, comme vous le savez, s’intéresse à tous les aspects de la vie sociale. Il y en a un qui me tient particulièrement à cœur : l’alimentation. En effet, ce qui atterrit dans notre assiette découle d’un processus collectif qui met en jeu des écosystèmes, des animaux, des plantes, beaucoup d’humains, et beaucoup de technologie.

Intelligence collective au niveau de l’aliment, d’abord, car ce dernier porte en lui un maillage extraordinairement complexe de vie, de mort, d’actions, de vécu, depuis sa naissance jusqu’à notre assiette. Intelligence collective encore, par la cuisine que nous mangeons, qui fait partie des piliers de toute culture. Intelligence collective ensuite, dans le fait même de manger. Le repas représente un espace de partage et de convivialité universel, présent dans toutes les cultures depuis la nuit des temps. Que se joue-t-il dans notre psyché lorsque nous mangeons ? Que vit notre espèce, que vit la planète, au cours des milliards de repas qui se déroulent chaque jour ? Intelligence collective, enfin, à cause des croyances et de l’ignorance qui hantent chaque société et chaque humain quant à l’alimentation. Tout me montre que cette ignorance joue un rôle actif dans la genèse et l’homéostasie de chaque culture. Cela pose une fois de plus la question de la vérité dans le collectif.

Quelle alimentation ?

Il fallait bien démarrer de quelque part pour engager cette longue investigation. J’ai commencé avec cette question toute simple qui me sert de fil directeur depuis le début :

Quelle alimentation offre une pleine santé tout en faisant du bien au vivant en général ?

Réponse rapide : certainement pas celle qui arrive dans nos assiettes aujourd’hui.

Voilà des années que je l’explore cette seule question, autant sur le plan théorique –santé, nutrition, environnement– que sur le plan personnel, à savoir ce qui se transforme en moi lorsque je fais évoluer mon alimentation (j’évoque cet aspect plus en détail dans la page “à propos“).

Quelle santé ?

Qu’appelle-t-on la santé ? J’en entends souvent répondre “le fait de n’avoir aucune maladie“. Réponse quelque peu superficielle et automatique, qui se concentre uniquement sur l’individu. On peut n’avoir aucune maladie biologique, et pour autant avoir une santé calamiteuse du fait d’une mauvaise hygiène de vie, ou d’une vie psychique, sociale ou spirituelle pauvre. Qu’il s’agisse du corps, du mental ou de l’esprit, on voit vite que la santé se joue autant dans l’individu que dans le collectif, et que le regard que nous lui portons se trouve chargé de culture et de postulats inconscients.

Que se passerait-il si…

… les humains se mettaient à manger en conscience ?

Voilà une autre question que je contemple souvent. Il y aurait bien sûr des conséquences extrêmement positives sur la santé et l’écologie, assez faciles à extrapoler. Les transformations  à l’intérieur de nous-même m’interpèlent plus encore, car la conscience marche main dans la main avec la façon dont on s’alimente.

Pour ma part, manger sainement et en conscience m’a dirigé vers une alimentation végétarienne d’abord, végétalienne ensuite, très peu grasse, sans gluten, essentiellement crue. On parle d’alimentation vivante, et, dans ce cas plus précis, du régime 80-10-10. Il semble que cette alimentation réponde à toutes les questions posées plus haut :

  • sur le plan écologique, elle développe les écosystèmes, car il faut planter des arbres ; elle réduit considérablement l’empreinte écologique (eau, carbone, pollution…) ;
  • sur le plan de la santé individuelle, après avoir exploré de nombreux régimes et cuisines différents, je n’ai jusqu’à présent rien connu de meilleur que l’alimentation vivante. Le corps fonctionne mieux. L’équilibre qu’il installe le dote d’un système robuste de défense (je ne tombe pratiquement jamais malade), il gagne en énergie, en vivacité, en endurance, en sommeil, en sexualité. Idées et pensée s’éclaircissent, les heures de sommeil diminuent, la conscience prend du champ. Corps, mental, esprit… chaque plan en bénéficie ;
  • au niveau sociétal, cette cuisine engage une relation harmonieuse avec notre environnement et avec nous-mêmes.

Je ne dis pas que l’humanité devrait passer à ce régime alimentaire spécifique, la question de l’alimentation relève d’un nombre bien trop élevé de paramètres pour se laisser circonscrire dans une réponse simpliste. De plus, je n’adhère pas aux systèmes qui veulent enfermer tous les humains dans un modèle comportemental unique qu’ils devraient suivre pour que la société marche. Cette conception se trouve à la racine de tous les “ismes” de la société industrielle, on en connaît les résultats. Par ma propre expérience individuelle, j’essaie juste de débusquer quelques principes universels qui pourraient avoir des conséquences intéressantes, et ce dans paysage plus vaste de paramètres et de comportements.

L’ignorance comme principe actif

L’alimentation offre à mes recherches un extraordinaire espace d’observation sur les principes actifs qui provoquent et entretiennent l’ignorance et les croyances dans la société. Je les oppose aux principes passifs desquels découle l’ignorance par simple absence de connaissance.

Par exemple les gens m’expliquent souvent qu’on peut difficilement survivre sans protéines animales. Ils affirment avec une certitude absolue que nous avons un métabolisme de carnivores, et que les fruits ne contiennent pas de protéines. Ont-ils sérieusement exploré d’autres perspectives que ce que leur impose la doxa ? Rarement.

A ces croyances erronées s’ajoute l’obscurantisme ontologique, à savoir l’usage de mots et de catégories sémantiques qui nous séparent de la façon dont la réalité fonctionne et de l’empathie avec les autres êtres vivants. Prenons le mot “viande”  par exemple. Ce dernier “chosifie” le vivant en le rabaissant au même niveau que les matières inertes et minérales. Même chose lorsqu’on dit manger “du poulet” ou “du poisson”, ou qu’on fait un “élevage de bœuf”. Plus rien ne nous relie à la toile de la vie. La chosification fait partie des mécanismes ontologiques destinés à entretenir la séparation avec une réalité plus vaste et plus évoluée.

Plus intéressant encore : même si pas mal de gens savent que leur alimentation ne leur fait pas du bien, combien d’entre eux décident d’évoluer ? Une infime minorité. La majorité continue dans son addiction habituelle, gorgée de ses certitudes. Au changement radical, cette majorité préfère les médicaments, les maladies cardiovasculaires, l’hôpital et toute la victimologie associée. Quelle force de dépendance et de croyance tient à ce point l’individu enfermé dans sa petite prison, au détriment même de sa propre vie ? La discipline de l’intelligence collective nous permet de bien comprendre cette équation. Cela fera l’objet d’autres écrits.

Sourd, muet, aveugleEn attendant, l’humanité trempe dans son jus obscurantiste et son ignorance crasse. J’y vois la signature d’une conscience collective encore peu éveillée, mue par les pulsions gloutonesques et angoissées de foules en mal de gras, de sucre, de sel et de sang. Le massacre d’une barbarie sans nom qui s’opère chaque instant sur les autres êtres non-humains en témoigne. Massacre doublé d’une hécatombe chez les humains, chez qui la malbouffe a gagné la première place auprès de la grande faucheuse dans les pays industrialisés. Nos descendants verront probablement nos sociétés comme extrêmement violentes et archaïques.

Il n’empêche que l’évolution de notre espèce ne se réalisera pas sans évolution de notre alimentation, ce qui invite à l’exploration dans tous les confins possible, suivi d’un retour d’expérience, ce que je tente de faire ici.

Au-delà de l’alimentation

Finalement, la vraie question ne consiste-t-elle pas à savoir quel flux énergétique nous permet de rester en vie, heureux et en bonne santé ? L’alimentation physique nous apporte une énergie contenue dans de la matière, que le corps récolte par réactions chimiques. La matière ne nous constitue pas, elle nous traverse. Comme les vagues parcourues d’eau, nous gardons une forme un certain temps durant. Cette forme s’érige, se transforme, puis se fondre de nouveau dans le Grand Océan.

Aussi je préfère me demander comment manifester et maintenir notre énergie vitale sans réduire cette question à la seule nourriture physique, de la même manière qu’on ne doit pas confondre “se déplacer” et “voiture”. Ne confondons pas la fin et les moyens. L’expérience directe, là encore, m’a montré qu’il n’existe pas de corrélation pure entre la quantité de calories absorbées et l’énergie présente par le corps. Bien d’autres facteurs de nature émotionnelle, psychique et spirituelle, jouent. Nous pouvons contrôler et réguler notre état énergétique autrement que par la seule alimentation, au travers de techniques comme la méditation et la respiration. On parle alors d’alimentation “prânique”, mais le terme ne me convient pas, car justement, il n’y a plus d’alimentation à proprement parler. Un processus autonome se met en place à l’intérieur du corps, très différent de toute sensation de “remplissage” par une source extérieure. En fait, dans cet état de conscience-là, l’extérieur et l’intérieur ne veulent plus dire grand chose. Comment peut-on dissocier la vague de l’océan ?

J’entends déjà les “impossible !” et autres indignations choquées : comment un esprit scientifique tel que le mien puisse peut-il envisager d’autres options que l’alimentation physique ? Justement, l’approche scientifique consiste à explorer l’inconnu, et intégrer ce qu’on observe, sans jugement, et non à rejeter tout ce qui ne colle pas à notre actuelle carte du monde.

J’ai déjà suffisamment goûté à l’approche énergétique pour en faire une voie privilégiée de mes recherches. Je vous tiendrai au courant.

———————————————

Quelques références:


Quelques mois après le vœu de richesse…

Cela fait aujourd’hui presque 9 mois que j’ai engagé le vœu de richesse. Une fois ce vœu passé, son incarnation dans le monde présent demande temps, préparation et patience. Une vraie gestation ! Il est temps de faire le point.

Pour rappel, le vœu de richesse est avant tout de nature spirituelle, il est est un contrat de vie passé entre soi et le monde. Il ne dit pas ce qu’il faut faire, ni comment ; cela dépend de la personne, de son époque, de la société et la culture dans laquelle elle vit.

En ce qui me concerne, le vœu de richesse m’amène à quitter la monnaie conventionnelle (euros, dollars, banques, etc), pour m’inscrire dans un système économique dont l’outil monétaire reflète directement les valeurs que tant de gens souhaitent incarner : beau, bon, vrai, respect de la vie, paix, joie, liberté, égalité, fraternité… valeurs, incompatibles avec notre système monétaire actuel. Il faut trouver des solutions techniques permettant d’exprimer, mesurer et échanger la richesse. C’est l’objet de ma migration vers les monnaies libres, dont les ramifications pratiques sont nombreuses et complexes.

Le premier col à passer : quitter la monnaie conventionnelle, prégnante, omnipotente et pervasive. Il faut donc abandonner peu à peu les grands postes de charge qui, chaque mois, me maintiennent dans la matrice : logement, nourriture, déplacements, assurances, voiture, etc. Petit passage en revue…

Logement

Je suis en train de quitter la maison que je louais ces dernières années. Le lundi 31 mai 2010 au soir, je suis dehors.

Les jeux de synchronicité avaient fait que, avec mes partenaires de travail, l’acquisition d’un lieu destiné à devenir le prochain Institut de Recherche en Intelligence Collective (IRIC), deviendrait également mon lieu de vie. Mais au dernier moment, l’acquisition du lieu ne s’est pas conclue.

Quelques jours jours avant mon déménagement, me voici donc face à l’inconnu quant à ma prochaine destination. Un nouveau lieu de vie va-t-il se manifester ? Vais-je devenir nomade ?

Beaucoup de mes amis sont plus affolés que moi par cette situation, alors qu’elle me laisse parfaitement serein. Cette sérénité est nourrie par le fait de me savoir en intégrité. Tout ce qui arrive fait alors partie du voyage ; ce sont juste de nouvelles situations auxquelles il faut s’adapter. De nouveaux jeux de contraintes qui génèrent beaucoup de créativité, donc de la liberté. Riche de mes amis, je ne suis pas à la rue.

J’ai bien sûr parcouru quelques annonces de location dans la région. Le premier coup de fil passé a été clair et net : la dame me demandait mes références, ne comprenait pas mon métier de chercheur, comprenait encore moins que ce soit une autre organisation qui paie, et se montrait particulièrement suspicieuse. Tout tournait autour de l’argent et des références qui le garantiraient. Choc avec le contexte habituel : manque de confiance, suspicion, donner 1001 preuves de solvabilité, de stabilité matérielle, de salaire, de cautions, de personnes garantes, etc. Incapables de passer de vrais contrats de confiance fondés sur la parole donnée et l’engagement de la responsabilité personnelle, incapables de faire confiance à leur propre jugement, la plupart des gens semblent se réfugier derrière une armada de processus légaux. Ce n’est plus la qualité relationnelle qui les tient, c’est un appareil juridique fait de carottes et de bâtons. Surtout de bâtons. Je ne souhaite pas entrer dans ce jeu-là. Exit, donc, les agences et autres petites annonces. Merci à cette dame que j’ai appelée pour son annonce, elle m’a bien rappelé les règles du jeu du monde ordinaire.

Le prochain lieu que j’habiterai, que ce soit pour quelques jours, semaines, mois ou années, sera le résultat des lois d’attraction fondées sur la sérendipité.

Pour rappel, la sérendipité, c’est une synchronicité provoquée par l’intégrité et la joie intérieure. Quant aux synchronicités, c’est lorsque deux événements synchrones se produisent, liés par le sens, alors qu’aucun n’est la cause ou l’effet de l’autre. Nous avons également un très beau mot, ancien, qui a perdu un peu de son sens originel : la providence. La providence est ce qui arrive au Juste, lorsque chacun de ses pas est dicté par sa foi. Bien sûr ces notions peuvent paraître fumeuses pour les esprits positivistes, mais pour qui a accompli suffisamment de chemin spirituel, elles se vérifient par l’expérience directe.

Retour à la situation présente : me voici donc aujourd’hui avec quelques meubles de famille, mon piano à queue (auquel je tiens tant !), de la vaisselle et des vêtements. Tout semble indiquer qu’ils vont aller au garde-meuble dans une semaine, et qu’une vie nomade s’annonce pour une période indéterminée. Par «vie nomade», j’entends le fait de dormir, chez les amis et personnes rencontrées en chemin qui veulent bien m’offrir leur toit pour quelques temps. La vraie richesse naît de la qualité de nos échanges.

Il faut un lieu calme, très calme, car je compte y écrire. Il doit permettre d’accueillir mon petit garçon Estéban (9 ans cet été), pour qu’il retrouve sa chambre et ses jouets. Donc : un bureau + 3 chambres. Il ne doit pas idéalement être éloigné d’Avignon car mon petit bonhomme va à l’école Steiner de Sorgues. Ce lieu doit également me permettre d’héberger des collaborateurs/trices durant des périodes parfois longues de travail en commun. Et bien sûr, je dois pouvoir y vivre soit parce qu’on me l’a offert, soit parce que c’est un échange, soit parce que son propriétaire accepte les monnaies libres.

Donc, vous qui me lisez, si vous connaissez un tel lieu, contactez-moi.

 

 

 

 

 

 

 

Nourriture

L’évolution avec la nourriture se joue sur plusieurs niveaux.

Il y a d’abord mon alimentation qui évolue dans le contexte de mes recherches. Pour rappel, la recherche en intelligence collective est «intégrale». Elle passe donc autant par le corps et le Soi, que par les systèmes sociaux émergents et les technologies qui les soutiennent.

Je suis en train d’explorer – et vais probablement évoluer – vers la nourriture crue, végétalienne, essentiellement composée de fruits. Je m’intéresse aux préceptes développés par le Dr. Doug Graham, qui respecte l’équilibre naturel de 80% de glucides, 10% de matières grasses, 10% de protéïnes (ce qu’on appelle communément le régime 80 10 10, ou 811rv – rv = raw vegan). Ces proportions sont celles qu’on trouve dans les fruits, ainsi que les légumes qu’on peut absorber crus (salades, carottes, etc). Ce régime semble le meilleur possible pour le corps et pour mes entraînements physiques intensifs. Les programmes de progression que je me suis fixés me permettront de vérifier in vivo. Cela demandera plusieurs mois.

Ceci dit, après à peine 15 jours, j’en vois déjà les effets bénéfiques. Mes performances physiques évoluent, ma conscience est en pleine clarté tout le temps. Je ne sens plus les effets négatifs liés à l’alimentation, qui jouent sur le moral et l’état énergétique. Je me sens toujours léger, dispo, comme traversé d’une énergie aérienne, et pourtant bien concrète. Ce sujet est un domaine riche et complexe, il justifiera d’autres posts.

Le lien avec le vœu de richesse, et le passage aux monnaies libres, est évident. Passer à une nourriture vivante fondée sur les fruits et les légumes me détache également en grande partie des circuits commerciaux classiques. Cette simplification me permettra d’autant mieux, dans une prochaine phase, d’engager des relations harmonieuses avec des producteurs et marchands locaux. Je suis certain qu’ils ne seront pas les derniers à s’engager sur les monnaies libres.

Quant aux fruits venus de loin – donc à forte empreinte écologique – eh bien l’équation reste quand même largement positive, car dans l’alimentation vivante il n’y a plus ni transformation, ni cuisson, ni packaging, ni déchets, et beaucoup moins d’eau et de ressources naturelles consommées pour produire. On n’engage que le transport, ce qui reste finalement marginal par rapport au reste des dépenses en ressources et en énergie.

Déplacements

Je possède encore ma voiture, mais plus pour très longtemps. Peu polluante (elle roule au GPL), elle ne continue pas moins de me lier à la monnaie conventionnelle. Donc, bientôt en vente.

Pour les trajets d’école de mon petit garçon, ainsi que pour mes trajets personnels nécessitant une voiture, il faudra trouver un arrangement avec des parents (ou autres personnes), qui acceptent une compensation en monnaies libres.

Pour les trajets professionnels, ils seront pris en charge par l’IRIC (Institut de Recherche en Intelligence Collective), que ce soit en monnaie conventionnelle ou libre.

Pour les distances courtes, c’est bien sûr le vélo !

Et au-delà, je compte continuer d’explorer et développer le concept de nomadisme radical.

A suivre donc…

Banque

Les postes récurrents de dépenses sont directement greffés sur mon compte en banque. Une fois qu’ils seront clos, je pourrai enfin clore mon compte en banque, et ainsi me «débanquariser». J’espère pouvoir l’achever courant juin 2010, sinon dans le courant de l’été.

La banque aujourd’hui est pour moi comme un anneau dans le nez. Elle ne me rend aucun service, si ce n’est des découverts de temps en temps pour lesquels je paie les agios faramineux que nous connaissons tous. Donc pas de cadeau, aucune valeur ajoutée, c’est une relation gagnant/perdant. Ce fut une solution facile, au prix d’un bout d’intégrité, il est donc temps d’y remédier. Quitter la banque est un rituel que j’attends avec impatience !

A l’avenir, si j’ai besoin d’un peu de trésorerie, je compterai sur mes amis, comme ils peuvent compter sur moi. La véritable richesse, c’est d’être riche les uns des autres.

Autres dépenses courantes

Les autres dépenses courantes et récurrentes – assurances, vêtement, eau, électricité, loisirs, etc… – vont devoir trouver une à une leur solution. Tantôt un(e) ami(e) qui prend cela en charge en monnaie conventionnelle contre des monnaies libres, tantôt un prestataire qui souhaite essayer directement les monnaies libres (cela ne lui coûtera pas grand chose d’essayer)… L’avenir le révélera.

Prochaines étapes

La toute prochaine étape, après avoir quitté la banque, consistera à fonctionner encore avec du liquide pour mes dépenses personnelles, le temps de continuer la transition vers des contrats harmonieux avec mes pairs, en monnaies libres. Ensuite, un jour, le plus tôt possible j’espère, et sans pour autant brûler les étapes, le grand saut ! Plus d’argent conventionnel du tout.

L’IRIC continuera de couvrir les dépenses professionnelles (voyages, informatique, etc). Il serait en effet suicidaire de faire passer l’IRIC trop tôt à 100% vers les monnaies libres. Non seulement cela me mettrait hors-circuit professionnellement pour un certain temps (ordinateur, internet, voyages, etc), mais cela forcerait les amis déjà investis à vivre un rythme de transition pour lequel ils ne sont pas encore nécessairement prêts.

Donc, j’espère que cette transition personnelle, d’abord guidée par mes choix spirituels, harmonisera également mon contrat d’échange de richesses avec mes pairs et avec la planète.

Ma demande à l’univers, et à mes amis !

Rien de tel que poser au fond de soi une demande claire, et de la formuler, à l’univers, comme à mes amis. Vous qui me lisez, si vous sentez que nous pouvons partager nos richesses, alors, n’hésitez pas à me contacter !

Je souhaite évoluer vers des systèmes d’expression, de mesure et d’échange de la richesse qui permette de se développer harmonieusement, et ce par l’utilisation des monnaies libres. Réussir pour moi, c’est réussir pour les autres également.

Je souhaite trouver un nouveau lieu pour vivre dans la région d’Avignon/Aix, qu’il soit transitoire ou sur le long terme. Je souhaite que la relation avec le propriétaire du lieu soit construite sur un échange harmonieux et mutuellement enrichissant, que ce lieu soit vendu, loué ou offert. Je souhaite que ce lieu soit une base stable pour mon petit garçon, qu’il soit un espace de paix propice pour mon travail d’écriture, et qu’il permette d’accueillir d’autres personnes

Je souhaite faire de nouvelles percées dans mon travail de recherche, qu’il s’agisse du travail interne (corps, mental, conscience) ou externe (relations sociales), individuel ou collectif. Par «percées», j’entends non seulement de nouvelles découvertes, mais également leur incarnation dans la vie. Tout doit entrer dans le corps.

Je souhaite continuer à développer TheTransitioner, les organisations globales mues par la sagesse, et ce avec les merveilleuses personnes qui se sont également engagées sur cette voie de recherche et développement.

Je souhaite pouvoir écrire mon livre, donc disposer d’un espace-temps suffisant pour le faire. Ecrire ce livre est sans aucun doute le meilleur service que je puisse rendre aujourd’hui. Puisse la richesse suffisante venir à moi pour produire cet ouvrage.

Je souhaite continuer le magnifique chemin de couple avec ma bien-aimée Fernanda. Qu’il nous emmène là où nous devons être, dans la souveraineté de nos êtres et la célébration de la vie, ensemble.

Je souhaite pouvoir, dans toute cette aventure, accompagner au mieux mon petit garçon Estéban sur son chemin de vie. Puissent mes pas et mes choix l’inspirer un jour, tout en lui donnant les ailes dont il a besoin.

Puissent mes pas et mes choix, mes tâtonnements comme mes réussites, les idées qui me sont données et les créations qui se manifestent au travers moi, inspirer et contribuer à la manifestation du Beau, du Bon et du Vrai.


Restonsconnectés