Trois raisons pour lesquelles je ne crois pas à la COP 21

Voici une petite vidéo faite à la volée la veille d’un départ en voyage, le 1er décembre 2015. Veuillez m’excuser pour sa mauvaise qualité. J’ai jugé plus important de partager quelques points de vue au fil de l’actualité que d’attendre les conditions pour un bon tournage et montage.

En résumé :

    1. L’intelligence collective pyramidale s’avère totalement incapable de gérer la complexité du monde d’aujourd’hui. Pire, elle l’a créée, donc seul un système social plus vaste, plus embrassant, plus conscient et plus intelligent peut prendre le relai. Cela participe de l’évolution du vivant.
    2. Nous évoluons dans un monde à conscience encore majoritairement socio-centrée. L’intelligence collective pyramidale se construit sur ce type de conscience. En même temps, nous voyons un mouvement global s’opérer vers une conscience mondo-centrée, qui ne peut reposer sur l’intelligence collective pyramidale, et qui, de fait, donne naissance à la forme suivante : l’intelligence collective holomidale. En attendant, nos chefs d’Etat et dirigeants vivent par la conscience socio-centrée et ne peuvent en conséquence incarner l’avenir, même s’ils le voulaient.
    3. L’argent s’avère une technologie ad hoc pour l’intelligence collective pyramidale. Ca a servi ces derniers milliers d’années. Mais pour une économie systémique, durable, intégrale, à la fois locale et globale, fondée sur les systèmes ouverts, l’open source, l’open innovation, l’argent devient toxique et tout à fait inadéquat. On ne pourra jamais résoudre les enjeux de la COP 21 avec la technologie argent. Il nous faut donc passer aux technologies post-argent.

Non aux gaz à effet de s...

 


Interview sur Auroville Radio

Jean-François Noubel - Auroville Radio
Photo Roland Katz

Voici une interview en français sur Auroville Radio, donnée le 22 décembre 2014, à Auroville, Inde, près de Pondicherry. Interview réalisée par Roland Katz, un homme formidable qui sait faire parler les êtres et relier les âmes.

Sujets explorés : l’évolution, l’intelligence collective, langue, ontologie, traditions spirituelles, Auroville, richesse intégrale, économie du don, la vérité, le courage…


Vers la société post-argent

Quid du Bitcoin ?

Je travaille pour des bitcoinsEn tant que personne œuvrant sur la vision et les technologies de la société post-argent, les gens me demandent tout le temps ce que je pense du Bitcoin. Eh bien vous savez quoi ? Pas grand chose.

Bien que le Bitcoin fonctionne de manière décentralisée, en pair-à-pair et open-source, il n’en perpétue pas moins l’ancien paradigme de la rareté. Le fait que cette monnaie se branche sur l’infrastructure de l’argent rare ($, €, etc) injecte l’ADN de la rareté dedans. Plus grave encore : le concept nous laisse coincés dans les pièces de monnaie, un vieux meme ! Cependant, alors qu’il demeure et perpétue l’ancien paradigme, le Bitcoin pose un pas incontestable vers la société post-argent puisqu’il questionne le monopole de la banque quant à la création monétaire. Voilà qui ouvre de nouvelles possibilités. Les supporters et utilisateurs du Bitcoin feront très probablement toutes les erreurs possibles, ce qui donnera un coup d’accélérateur à l’évolution.

Monnaies complémentaires ?

J’aime les monnaies complémentaires pour le service qu’elles rendent. Elles permettent aux gens d’opérer les premiers pas en dehors de l’argent comme seul et unique moyen de voir l’économie. Elles poussent à toutes les erreurs et tâtonnements possibles, étape indispensable pour s’échapper de la prison mentale actuelle.

Aujourd’hui différentes formes de monnaies complémentaires coexistent (certaines ont un rôle multiple, par exemple local et social) :

  • Les monnaies locales (ou régionales) : elles aident un territoire donné (ville, région, etc) à se remonétiser et à redynamiser l’économie. Exemples : Ithaca Hours (USA), projet SOL (France), Chiemgauer (Allemagne)…
  • Les monnaies “corporate” : elles soutiennent un secteur économique spécifique. Exemples : les air miles (tourisme et voyage), le WIR (entreprises en Suisse), les Tickets Restaurant (restauration)…
  • Les monnaies sociales : elles activent l’économie sociale et solidaire dans la société. Exemples : le Time Banking (USA), Banco Palmas (Brésil)…
  • Les monnaies affectées : elles catalysent un objectif spécifique dans l’économie. Exemple : les monnaies carbone.

Je n’investis personnellement aucun effort dans les monnaies complémentaires. Leur nom nous dit tout : elles complémentent le système, tout comme les compléments alimentaires complémentent votre nourriture du fait de ses déficiences inhérentes. Les compléments alimentaires et les monnaies complémentaires existent à cause du système en place. D’un point de vue positif, on peut voir les monnaies complémentaires comme une première étape vers un protocole ouvert, global et interopérable (voir plus bas), de la même façon que les réseaux locaux en informatique ont initié la transition vers Internet au début des années 90.

L’argent décentralisé ?

J’ai visionné cette conférence donnée par Fred Wilson, partenaire associé de Union Square Ventures. J’apprécie la clarté avec laquelle il passe en revue les tendances actuelles et comment cela oriente ses investissements. Fred a une belle intuition lorsqu’il dit que le prochain système monétaire doit devenir un protocole internet. Première fois que j’entends cela en dehors de notre petit cercle de spécialistes. Il y a quelques années cela ressemblait à de la science fiction lorsque je partageais cette idée. Aujourd’hui un investisseur le dit, bonne nouvelle ! Cependant Fred Wilson limite sa prospective à un système monétaire, décentralisé certes, mais monétaire toujours, ce qui veut dire :

  1. une technologie qui ne couvre que la richesse mobile (biens, services), et non la richesse intégrale (mobile, mesurable, ordonable, énonçable, potentielle — voir conférences ci-dessous) ;
  2. une technologie qui opère exclusivement dans l’économie de marché, là où l’on ne fait qu’échanger des choses, et où l’on oublie les autres possibilités d’interactions. Cela écarte l’émergence des économies du don qui, à mon sens, deviendront de plus en plus puissantes, et plus génératives que l’économie de marché d’aujourd’hui, limitée par la conditionnalité de réciprocité immédiate.

Vers la société post-argent

Je pense que le futur proche ira beaucoup plus loin que l’imaginaire présent. De manière schématique :

  1. Les prochaines technologies post-monétaires fonctionneront suivant un protocole internet (Fred Wilson a bien compris cette partie-là, rare et plaisant !), qui ouvrira sur la diversité, la multiplicité, l’interopérabilité ;
  2. Les technologies post-monétaires nous doteront du langage de la richesse intégrale, et pas seulement de la richesse mobile ;
  3. Les technologies post-monétaires permettront l’émergence d’économies du don à grande échelle, qui transcendent (et incluent) les économies de marché.

Think out of the Bucks

Il nous reste beaucoup d’options pour nommer cette évolution. Tout comme à la naissance de l’aviation, les technologies post-argent développeront leur propre ontologie dans notre langage de tous les jours. J’aime utiliser des expressions telles que “langage de la richesse”, “richesse intégrale”, “technologies de la richesse”.

Notons que nous n’avons pas de mot pour signifier le fait de créer la richesse, dans son sens le plus profond et le plus large. D’où la création du verbe “to weal” en anglais : générer, donner naissance à la richesse. Dans le futur, nous “wealerons”. En anglais : we will wealWeal comme wheel (free wheel – roue libre), weal comme will (free will – libre arbitre), etc. Will Will wheal? (Will wealera-t-il ?) Il y a quelques années j’ai réservé les noms de domaine freeweal (org, com, etc) et weal.me. Reste à voir ce que cela donnera dans d’autres langues comme le français.

Et pour finir, cette transformation du monde va nous emmener loin, beaucoup plus loin que ce que chacun anticipe aujourd’hui. Le prochain langage de la richesse deviendra un langage des flux. Nous évoluerons de notre langage actuel, qui décrit des objets finis et leurs relations, vers un langage des flux, vivant, toujours changeant, quantique (empli de possibles superposés), holographique (où le Je et le Nous se contiennent l’un l’autre), super-conscient. J’y vois un des prochains sauts d’évolution de notre espèce.

J’ai beaucoup plus à dire à ce sujet, d’où ma longue retraite actuelle d’écriture. En attendant, ne vous gênez pas pour me wealer :-).

Plus en profondeur…

Voici ci-dessous quelques conférences clés sur le sujet.

Richesse intégrale (Integral Wealth)

Jean-François Noubel – Centifolia – Oct. 2013 – Grasse, France

Towards a Systems’ Paradigm and a New Expressive Capacity

Arthur Brock interviewé par Ferananda Ibarra.

Après l’argent – TEDx Paris

 

 


Richesses désirées

Voici ma liste de richesses désirées, ou plus précisément les richesses matérielles désirées. Vous y trouverez tout l’éventail, des formes les plus basiques (nourriture, toit, santé…) jusqu’à celles qui invitent le beau, le bon, le vrai, et soutiennent l’expression la plus élevée de mon être, et de ceux qui fabriquent ces richesses. J’ai posé le choix de ne plus jamais acquérir du junk. Je soutiens la qualité (que je distingue du luxe) et préfère me passer d’un objet plutôt que d’en acquérir un de mauvaise qualité, fabriqué dans de mauvaises conditions pour serrer les coûts, et qui polluera rapidement du fait de son court cycle de vie.

Cette liste, lorsque vous la lirez, peut vous offrir l’opportunité de contempler vos pensées. Par exemple :

  • L’économie du don, n’implique-t-elle pas que je vis sur le dos de mes amis et de la société en général ?
  • Pourquoi je mélange ce qui sert pour survivre avec d’autres choses non vitales ?

Si de telles pensées flottent dans votre esprit, alors pourquoi ne pas d’abord lire “du besoin au désir“, “demander inconditionnellement” ainsi que la foire aux questions ? Cela vous donnera le contexte nécessaire.

Peu importe la forme de gentillesse que vous souhaitez manifester ou discuter, n’hésitez pas à me contacter pour que l’on explore cela ensemble.

Alors voici… 🙂

Enveloppe avec un cœurDe l’argent conventionnel

L’argent conventionnel restera probablement, pour vous, le moyen le plus pratique pour nous soutenir rapidement et efficacement mon fils et moi (nourriture, logement, dépenses courantes, école, etc), puisqu’il donne directement accès à l’ensemble de la richesse matérielle mentionnée ci-dessous.

J’aime l’idée que vous puissiez manifester votre générosité en offrant directement une des choses listées ci-dessous. Peut-être préférerez-vous cela aussi : cela donne une direction claire à votre action, de manière totalement transparente.

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EstébanEcole pour Estéban

Estéban va dans une école Steiner. Cette pédagogie offre aux enfants un moyen formidable de devenir une personne libre, créative et épanouie.

A l’année : 4.400€ – défiscalisable 🙂

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Cru en cœurAlimentation

Je mange bio et végétalien, essentiellement cru. Cet article explique ma démarche. Estéban, lui, mange bio et végétarien.

Mensuellement : 700€ — possibilité de passer une convention avec un magasin bio de mon secteur.

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Blender Vitamix 5200Un blender

Un outil indispensable pour tout végétalien qui se respecte 🙂 Celui-ci a fait sa légende dans la communauté. Increvable, il a une garantie de 7 ans.

Coût estimé : 650€

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Autruche et son cavalierStage de pilotage moto

Une voiture se conduit, une moto se pilote. La sécurité et le plaisir doivent se tenir la main, aussi rien de tel qu’un stage de pilotage moto auprès d’un super-pro.

Coût estimé: 900€ TTC.

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Tour EiffelUn pied-à-terre à Paris

Je viens très souvent à Paris. Beaucoup de mes amis qui peuvent m’y accueillir, cependant je les sollicite rarement pour deux raisons : d’une part je viens trop souvent pour m’inviter à chaque fois, d’autre part je commence mes journées tôt et je rentre souvent tard, ce qui rend mon séjour peu compatible avec une vie sociale. Je me tourne donc vers des airbnb ou hôtels. Il existe beaucoup de pieds-à-terre libres et peu utilisés à Paris. Si vous en avez un de disponible, je saurai l’honorer et en prendre soin lors de mes passages.

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écrivainUne année pour finir mon roman

Que va-t-il se passer dans les 100 prochaines années ? Et si la conscience humaine faisait un saut incroyable ? Grâce à quoi, et à qui ? Voici l’histoire de 3 jeunes gens qui vont vivre l’épopée du XXIème siècle, celle de la transformation de notre espèce et de sa conscience, au cours d’une aventure de vie hors du commun qui les mènera au bout du monde et au bout d’eux-mêmes.
Ce roman demande que je m’y consacre pleinement durant 1 an pour le finir. Voulez-vous contribuer à sa réalisation?

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Attaque systemaUn stage de Systema à Toronto ou Moscou

Je pratique et enseigne cet extraordinaire art martial russe appelé “Systema“. Il se fonde sur une décontraction absolue du corps en contexte extrême. Pour toujours continuer de progresser, je dois régulièrement participer à des stages internationaux d’instructeurs, dont les centres se situent à Toronto et Moscou.

Compter un budget d’environ 3000€ comprenant le voyage, le logement et le stage.

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CaducéeUne complémentaire santé

Compter environ 1200-1500€/an pour une couverture complète.

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HoodieDes vêtements

Comme pour le reste, je souhaite avoir peu de vêtements, mais des vêtements qui incarnent la qualité et l’excellence, autrement dit ce que nous devrions avoir chacun dans nos vies. Mes recherches sur ce sujet me conduisent vers 4 critères :

  1. élégant : on peut rester élégant en tout, même quand on fait du sport
  2. technique : qui remplit une fonction précise (tenir chaud, respirer, protéger, endurer, etc)
  3. nomade : donc léger, facile à mettre dans un sac
  4. éthique : respect de la nature, de la santé, des humains et des animaux (vegan ou animaux bien traités et non tués)

Un pantalon et un chino de chez Outlier. Des sous-vêtements, des t-shirts, et des sweat-shirts et un hoodie de chez IceBreaker.

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AvocatConseil juridique

L’économie du don n’a pas sa place dans le système légal. Tout s’achète et tout se vend. Un don s’apparente à du travail rémunéré… Je voudrais œuvrer avec un juriste ou avocat international que ces questions passionnent et qui voudraient explorer avec moi des voies à ouvrir. Quelles entités légales devons-nous utiliser ? Quel statut individuel ? Comment ouvrir la voie pour les autres ? Comment ne pas verser des d’impôts pour des choses auxquelles on n’adhère pas, et rediriger ces sommes vers ce qui fait sens ?

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Trek bicycle Procaliber 9.8Un vélo

Le vélo reste pour moi le moyen le plus chouette de me déplacer en milieu urbain et dans la nature. Un vélo, ça fait partie de soi, comme une extension du corps, aussi je ne lésine pas sur la qualité. Celui de mes rêves s’appelle le Trek Procaliber 9.8, il permet de circuler partout, autant en ville que sur les chemins accidentés.

Coût : 4500€

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website_200x200Services web, serveur, etc

Mes différents sites web (noubel.com, noubel.fr, TheNewRepublics, cir.institute) ont des coûts de maintenance (serveur, logiciels…). Ajoutons les renouvellements de noms de domaine, et quelques applis qu’il me faut acquérir de temps en temps. Vous pouvez m’offrir cela au cas par cas si vous voulez. Je vous solliciterai alors de temps en temps dans l’année, et vous pourrez à chaque fois dire oui ou non.

Coût annuel estimé : 500€

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silent_piano_yamaha_c3_200x200Un piano & home studio pour la composition musicale

Voici le rêve ultime 🙂 Un de ces pianos Yamaha qui enregistrent non plus le son digital de ce que vous jouez, mais le mouvement réel de vos doigts sur les touches. Mouvements qu’ils peuvent reproduire, et bien sûr mettre en partition. Il ne fait pas de doute pour moi que la composition musicale prendra une place centrale dans ma vie.

Suivant la configuration, l’investissement s’échelonne de 20.000 à 60.000€, pour le piano et le home studio.

 

 


Foire aux questions

Intelligence collective, société post-argent, économie du don, vœu de richesse, alimentation, amour, sexe, politique, arts martiaux, cheminement spirituel… beaucoup de sujets pour lesquels je reçois de nombreuses questions. Certaines reviennent souvent, pourquoi ne pas les collecter et les partager ? Voici donc des FAQ (Foires aux Questions), avec des réponses les plus honnêtes et les plus directes possibles qui m’animent à l’instant où je les écris. Ca continuera d’évoluer, revenez vite !

Et si une question vous taraude l’esprit, envoyez-la moi !

Mer de billets

 

 

 

Questions sur la richesse, l’argent et l’économie du don

 

JF XIV

 

 

 

Questions sur le vœu de richesse

 

L'intervention des Sabines

Questions de politique et de société

 

Et bientôt… des questions sur l’amour, le sexe, l’alimentation, les arts martiaux…


Vivre riche

En septembre 2009 a jailli en moi le vœu de richesse. Il exprimait une démarche projetée dans le futur. Aujourd’hui, ce vœu fait tellement partie de moi que je n’y pense même plus.

Cette démarche a deux conséquences : quitter peu à peu l’argent, et vivre dans l’économie du don.

Piles d'eurosQuitter l’argent…

Mes recherches en intelligence collective montrent combien l’argent constitue aujourd’hui une technologie dépassée. L’argent existe comme catalyseur de l’intelligence collective pyramidale, caractérisée par la concentration des pouvoirs et des ressources, la rareté comme moteur de dynamique sociale et économique. L’argent ne survivra pas à l’avènement de l’intelligence collective holomidale qui déjà commencé à développer ses propres technologies pour soutenir son économie, fondée sur le mutualisme, les réseaux distribués, la richesse intégrale.

Utiliser de moins en moins d’argent m’incite à prendre le recul nécessaire non seulement pour comprendre la dynamique sociale d’aujourd’hui, puis imaginer comment faire mieux. Avec d’autres chercheurs, nous œuvrons sur les technologies de la société post-argent qui permettront à tout organisme social de rendre visibles et de réguler les formes de richesses nécessaires à son existence.

Aujourd’hui j’utilise encore un peu d’argent, essentiellement pour nos besoins premiers, mon garçon et moi : se nourrir et se vêtir. D’autres ont choisi de vivre absolument sans argent, ce qui occupe 100% de leur temps. Etant donné qu’ils documentent bien cette précieuse expérience, cela me permet pour ma part d’agir sur d’autres fronts.

Cette FAQ vous en dira plus.

OrangerEconomie du don

Je vis dans l’économie du don depuis septembre 2011. J’ai choisi cette façon d’exister dans un monde où tout se vend et s’achète, dans une culture où le terme “gagner sa vie” ne choque quasiment personne. Ma vie, je l’ai gagnée à la naissance.

Tel un arbre, je mûris mes fruits et les offre à qui veut. Tout ce que je reçois vient sous forme de cadeau. Les richesses matérielles qui se manifestent ne proviennent pas d’une vente ou d’un échange. Elles arrivent par gratitude, par joie, par amitié : un repas, un sourire, un voyage, un vêtement, un outil, une connaissance, un logement, un soin, un livre, de l’argent, un merci, un savoir-faire, un conseil, un ordinateur, un instrument de musique…

Les sociétés à intelligence collective pyramidale ont développé une ontologie puissante et complète pour décrire l’économie de marché, car cette dernière fait partie de leur ADN. L’économie du don, elle, ne se voit attribuer que de quelques mots flous, incomplets et approximatifs qui ne permettent pas d’en décrire tout le champ. Nous avons besoin d’un langage pour en déployer la connaissance et l’ingénierie, ce à quoi je m’emploie. Du point de vue des systèmes, celui l’économie du don s’avère beaucoup plus complexe et riche que celui de l’économie de marché. Cette complexité qui croît exponentiellement avec la taille explique pourquoi l’économie du don n’a jamais dépassé le stage des micro-communautés à intelligence collective originelle. La toute jeune intelligence collective holomidale nous affranchira de ces limites une fois qu’elle aura grandi.

Vivre dans l’économie du don nous fait quitter beaucoup de croyances, de comportements, de pensées et de conditionnements portés par le “nous” qui se manifeste de manière inconsciente dans le “je”. Je pense en particulier au “pauvrisme” qui instille l’idée que vivre dans l’économie du don nous rend pauvre, que l’on ne reçoit dans son chapeau tendu que les pièces jaunes que veulent bien nous donner quelques âmes bienveillantes, que l’on passe son temps à survivre plutôt qu’à vivre. Détrompez-vous. J’ai appris combien exister dans l’économie du don constitue la meilleure façon de manifester le vœu de richesse et d’évoluer dans la richesse intégrale. Même si mon bilan financier flirte souvent avec zéro absolu, même s’il m’arrive de ne pas savoir ce que je vais manger demain (ce qui arrive en cet instant même où j’écris cet article), mon bilan richesse s’avère extraordinaire. Je n’ai, en définitive, jamais eu ni froid ni faim. Ni peur.

Justement, la pratique de l’économie du don nous fait rencontrer une loi essentielle de l’univers : la providence. Pour celui qui crée de manière joyeuse, inspiré par son essence, se produit un phénomène symbiotique avec l’univers, donc avec notre être profond : on reçoit ce dont on a besoin, au bon moment. Souvent au dernier moment. Nulle manipulation ne permet cela, il s’agit simplement d’exister, totalement, pleinement, et de ne pas craindre la mort. J’évoque la providence (ou sérendipité pour prendre un terme contemporain) non comme un concept philosophique ou religieux, mais comme une expérience. Ne jugez pas, ne rejetez pas cela tant que nous n’avez pas vous même expérimenté.

Et chemin faisant, j’aurai toujours une grande joie à partager l’expérience qui se construit autour de cette pratique.

Et puis… n’hésitez pas à vous rendre sur la page richesses désirées, si vous voulez participer à mon aventure.

 

 


Quelques mois après le vœu de richesse…

Cela fait aujourd’hui presque 9 mois que j’ai engagé le vœu de richesse. Une fois ce vœu passé, son incarnation dans le monde présent demande temps, préparation et patience. Une vraie gestation ! Il est temps de faire le point.

Pour rappel, le vœu de richesse est avant tout de nature spirituelle, il est est un contrat de vie passé entre soi et le monde. Il ne dit pas ce qu’il faut faire, ni comment ; cela dépend de la personne, de son époque, de la société et la culture dans laquelle elle vit.

En ce qui me concerne, le vœu de richesse m’amène à quitter la monnaie conventionnelle (euros, dollars, banques, etc), pour m’inscrire dans un système économique dont l’outil monétaire reflète directement les valeurs que tant de gens souhaitent incarner : beau, bon, vrai, respect de la vie, paix, joie, liberté, égalité, fraternité… valeurs, incompatibles avec notre système monétaire actuel. Il faut trouver des solutions techniques permettant d’exprimer, mesurer et échanger la richesse. C’est l’objet de ma migration vers les monnaies libres, dont les ramifications pratiques sont nombreuses et complexes.

Le premier col à passer : quitter la monnaie conventionnelle, prégnante, omnipotente et pervasive. Il faut donc abandonner peu à peu les grands postes de charge qui, chaque mois, me maintiennent dans la matrice : logement, nourriture, déplacements, assurances, voiture, etc. Petit passage en revue…

Logement

Je suis en train de quitter la maison que je louais ces dernières années. Le lundi 31 mai 2010 au soir, je suis dehors.

Les jeux de synchronicité avaient fait que, avec mes partenaires de travail, l’acquisition d’un lieu destiné à devenir le prochain Institut de Recherche en Intelligence Collective (IRIC), deviendrait également mon lieu de vie. Mais au dernier moment, l’acquisition du lieu ne s’est pas conclue.

Quelques jours jours avant mon déménagement, me voici donc face à l’inconnu quant à ma prochaine destination. Un nouveau lieu de vie va-t-il se manifester ? Vais-je devenir nomade ?

Beaucoup de mes amis sont plus affolés que moi par cette situation, alors qu’elle me laisse parfaitement serein. Cette sérénité est nourrie par le fait de me savoir en intégrité. Tout ce qui arrive fait alors partie du voyage ; ce sont juste de nouvelles situations auxquelles il faut s’adapter. De nouveaux jeux de contraintes qui génèrent beaucoup de créativité, donc de la liberté. Riche de mes amis, je ne suis pas à la rue.

J’ai bien sûr parcouru quelques annonces de location dans la région. Le premier coup de fil passé a été clair et net : la dame me demandait mes références, ne comprenait pas mon métier de chercheur, comprenait encore moins que ce soit une autre organisation qui paie, et se montrait particulièrement suspicieuse. Tout tournait autour de l’argent et des références qui le garantiraient. Choc avec le contexte habituel : manque de confiance, suspicion, donner 1001 preuves de solvabilité, de stabilité matérielle, de salaire, de cautions, de personnes garantes, etc. Incapables de passer de vrais contrats de confiance fondés sur la parole donnée et l’engagement de la responsabilité personnelle, incapables de faire confiance à leur propre jugement, la plupart des gens semblent se réfugier derrière une armada de processus légaux. Ce n’est plus la qualité relationnelle qui les tient, c’est un appareil juridique fait de carottes et de bâtons. Surtout de bâtons. Je ne souhaite pas entrer dans ce jeu-là. Exit, donc, les agences et autres petites annonces. Merci à cette dame que j’ai appelée pour son annonce, elle m’a bien rappelé les règles du jeu du monde ordinaire.

Le prochain lieu que j’habiterai, que ce soit pour quelques jours, semaines, mois ou années, sera le résultat des lois d’attraction fondées sur la sérendipité.

Pour rappel, la sérendipité, c’est une synchronicité provoquée par l’intégrité et la joie intérieure. Quant aux synchronicités, c’est lorsque deux événements synchrones se produisent, liés par le sens, alors qu’aucun n’est la cause ou l’effet de l’autre. Nous avons également un très beau mot, ancien, qui a perdu un peu de son sens originel : la providence. La providence est ce qui arrive au Juste, lorsque chacun de ses pas est dicté par sa foi. Bien sûr ces notions peuvent paraître fumeuses pour les esprits positivistes, mais pour qui a accompli suffisamment de chemin spirituel, elles se vérifient par l’expérience directe.

Retour à la situation présente : me voici donc aujourd’hui avec quelques meubles de famille, mon piano à queue (auquel je tiens tant !), de la vaisselle et des vêtements. Tout semble indiquer qu’ils vont aller au garde-meuble dans une semaine, et qu’une vie nomade s’annonce pour une période indéterminée. Par «vie nomade», j’entends le fait de dormir, chez les amis et personnes rencontrées en chemin qui veulent bien m’offrir leur toit pour quelques temps. La vraie richesse naît de la qualité de nos échanges.

Il faut un lieu calme, très calme, car je compte y écrire. Il doit permettre d’accueillir mon petit garçon Estéban (9 ans cet été), pour qu’il retrouve sa chambre et ses jouets. Donc : un bureau + 3 chambres. Il ne doit pas idéalement être éloigné d’Avignon car mon petit bonhomme va à l’école Steiner de Sorgues. Ce lieu doit également me permettre d’héberger des collaborateurs/trices durant des périodes parfois longues de travail en commun. Et bien sûr, je dois pouvoir y vivre soit parce qu’on me l’a offert, soit parce que c’est un échange, soit parce que son propriétaire accepte les monnaies libres.

Donc, vous qui me lisez, si vous connaissez un tel lieu, contactez-moi.

 

 

 

 

 

 

 

Nourriture

L’évolution avec la nourriture se joue sur plusieurs niveaux.

Il y a d’abord mon alimentation qui évolue dans le contexte de mes recherches. Pour rappel, la recherche en intelligence collective est «intégrale». Elle passe donc autant par le corps et le Soi, que par les systèmes sociaux émergents et les technologies qui les soutiennent.

Je suis en train d’explorer – et vais probablement évoluer – vers la nourriture crue, végétalienne, essentiellement composée de fruits. Je m’intéresse aux préceptes développés par le Dr. Doug Graham, qui respecte l’équilibre naturel de 80% de glucides, 10% de matières grasses, 10% de protéïnes (ce qu’on appelle communément le régime 80 10 10, ou 811rv – rv = raw vegan). Ces proportions sont celles qu’on trouve dans les fruits, ainsi que les légumes qu’on peut absorber crus (salades, carottes, etc). Ce régime semble le meilleur possible pour le corps et pour mes entraînements physiques intensifs. Les programmes de progression que je me suis fixés me permettront de vérifier in vivo. Cela demandera plusieurs mois.

Ceci dit, après à peine 15 jours, j’en vois déjà les effets bénéfiques. Mes performances physiques évoluent, ma conscience est en pleine clarté tout le temps. Je ne sens plus les effets négatifs liés à l’alimentation, qui jouent sur le moral et l’état énergétique. Je me sens toujours léger, dispo, comme traversé d’une énergie aérienne, et pourtant bien concrète. Ce sujet est un domaine riche et complexe, il justifiera d’autres posts.

Le lien avec le vœu de richesse, et le passage aux monnaies libres, est évident. Passer à une nourriture vivante fondée sur les fruits et les légumes me détache également en grande partie des circuits commerciaux classiques. Cette simplification me permettra d’autant mieux, dans une prochaine phase, d’engager des relations harmonieuses avec des producteurs et marchands locaux. Je suis certain qu’ils ne seront pas les derniers à s’engager sur les monnaies libres.

Quant aux fruits venus de loin – donc à forte empreinte écologique – eh bien l’équation reste quand même largement positive, car dans l’alimentation vivante il n’y a plus ni transformation, ni cuisson, ni packaging, ni déchets, et beaucoup moins d’eau et de ressources naturelles consommées pour produire. On n’engage que le transport, ce qui reste finalement marginal par rapport au reste des dépenses en ressources et en énergie.

Déplacements

Je possède encore ma voiture, mais plus pour très longtemps. Peu polluante (elle roule au GPL), elle ne continue pas moins de me lier à la monnaie conventionnelle. Donc, bientôt en vente.

Pour les trajets d’école de mon petit garçon, ainsi que pour mes trajets personnels nécessitant une voiture, il faudra trouver un arrangement avec des parents (ou autres personnes), qui acceptent une compensation en monnaies libres.

Pour les trajets professionnels, ils seront pris en charge par l’IRIC (Institut de Recherche en Intelligence Collective), que ce soit en monnaie conventionnelle ou libre.

Pour les distances courtes, c’est bien sûr le vélo !

Et au-delà, je compte continuer d’explorer et développer le concept de nomadisme radical.

A suivre donc…

Banque

Les postes récurrents de dépenses sont directement greffés sur mon compte en banque. Une fois qu’ils seront clos, je pourrai enfin clore mon compte en banque, et ainsi me «débanquariser». J’espère pouvoir l’achever courant juin 2010, sinon dans le courant de l’été.

La banque aujourd’hui est pour moi comme un anneau dans le nez. Elle ne me rend aucun service, si ce n’est des découverts de temps en temps pour lesquels je paie les agios faramineux que nous connaissons tous. Donc pas de cadeau, aucune valeur ajoutée, c’est une relation gagnant/perdant. Ce fut une solution facile, au prix d’un bout d’intégrité, il est donc temps d’y remédier. Quitter la banque est un rituel que j’attends avec impatience !

A l’avenir, si j’ai besoin d’un peu de trésorerie, je compterai sur mes amis, comme ils peuvent compter sur moi. La véritable richesse, c’est d’être riche les uns des autres.

Autres dépenses courantes

Les autres dépenses courantes et récurrentes – assurances, vêtement, eau, électricité, loisirs, etc… – vont devoir trouver une à une leur solution. Tantôt un(e) ami(e) qui prend cela en charge en monnaie conventionnelle contre des monnaies libres, tantôt un prestataire qui souhaite essayer directement les monnaies libres (cela ne lui coûtera pas grand chose d’essayer)… L’avenir le révélera.

Prochaines étapes

La toute prochaine étape, après avoir quitté la banque, consistera à fonctionner encore avec du liquide pour mes dépenses personnelles, le temps de continuer la transition vers des contrats harmonieux avec mes pairs, en monnaies libres. Ensuite, un jour, le plus tôt possible j’espère, et sans pour autant brûler les étapes, le grand saut ! Plus d’argent conventionnel du tout.

L’IRIC continuera de couvrir les dépenses professionnelles (voyages, informatique, etc). Il serait en effet suicidaire de faire passer l’IRIC trop tôt à 100% vers les monnaies libres. Non seulement cela me mettrait hors-circuit professionnellement pour un certain temps (ordinateur, internet, voyages, etc), mais cela forcerait les amis déjà investis à vivre un rythme de transition pour lequel ils ne sont pas encore nécessairement prêts.

Donc, j’espère que cette transition personnelle, d’abord guidée par mes choix spirituels, harmonisera également mon contrat d’échange de richesses avec mes pairs et avec la planète.

Ma demande à l’univers, et à mes amis !

Rien de tel que poser au fond de soi une demande claire, et de la formuler, à l’univers, comme à mes amis. Vous qui me lisez, si vous sentez que nous pouvons partager nos richesses, alors, n’hésitez pas à me contacter !

Je souhaite évoluer vers des systèmes d’expression, de mesure et d’échange de la richesse qui permette de se développer harmonieusement, et ce par l’utilisation des monnaies libres. Réussir pour moi, c’est réussir pour les autres également.

Je souhaite trouver un nouveau lieu pour vivre dans la région d’Avignon/Aix, qu’il soit transitoire ou sur le long terme. Je souhaite que la relation avec le propriétaire du lieu soit construite sur un échange harmonieux et mutuellement enrichissant, que ce lieu soit vendu, loué ou offert. Je souhaite que ce lieu soit une base stable pour mon petit garçon, qu’il soit un espace de paix propice pour mon travail d’écriture, et qu’il permette d’accueillir d’autres personnes

Je souhaite faire de nouvelles percées dans mon travail de recherche, qu’il s’agisse du travail interne (corps, mental, conscience) ou externe (relations sociales), individuel ou collectif. Par «percées», j’entends non seulement de nouvelles découvertes, mais également leur incarnation dans la vie. Tout doit entrer dans le corps.

Je souhaite continuer à développer TheTransitioner, les organisations globales mues par la sagesse, et ce avec les merveilleuses personnes qui se sont également engagées sur cette voie de recherche et développement.

Je souhaite pouvoir écrire mon livre, donc disposer d’un espace-temps suffisant pour le faire. Ecrire ce livre est sans aucun doute le meilleur service que je puisse rendre aujourd’hui. Puisse la richesse suffisante venir à moi pour produire cet ouvrage.

Je souhaite continuer le magnifique chemin de couple avec ma bien-aimée Fernanda. Qu’il nous emmène là où nous devons être, dans la souveraineté de nos êtres et la célébration de la vie, ensemble.

Je souhaite pouvoir, dans toute cette aventure, accompagner au mieux mon petit garçon Estéban sur son chemin de vie. Puissent mes pas et mes choix l’inspirer un jour, tout en lui donnant les ailes dont il a besoin.

Puissent mes pas et mes choix, mes tâtonnements comme mes réussites, les idées qui me sont données et les créations qui se manifestent au travers moi, inspirer et contribuer à la manifestation du Beau, du Bon et du Vrai.


Extrémiste, le vœu de richesse ?

Couper la branche sur laquelle on s'assoitIl y a quelques temps, un ami qui a grandi en Afrique du Sud partageait avec moi ses réflexions sur le vœu de richesse. Il me dit qu’il ne se voyait pas lui-même prendre un tel chemin, vu qu’il préfère les “voies du milieu” qui permettent de rester en lien avec toutes les parties présentes, et aider les gens en opposition à construire ensemble.

La perception de cet ami exprimait implicitement à quel point ce vœu lui semblait radical et marginalisant. Mon ami ajouta que le monde avait aussi besoin de gens comme moi, ce qui ne fit qu’accentuer à quel point ce vœu lui semblait extrémiste.

Mon interlocuteur enchaîna sur son admiration pour Nelson Mandela. Il expliqua que, au lieu de prendre une position radicale contre les blancs dirigeant l’Afrique du Sud, Nelson Mandela décida de boire du thé et d’apprendre les règles du cricket. Son ouverture vers la culture des autres serviraient la vision d’une Afrique du Sud unie, où les ethnies, cultures et classes sociales opposées pourraient apprendre à vivre ensemble.

La perception que mon interlocuteur avait du vœu comme une forme d’extrémisme se pose certainement comme la première d’une longue série à venir.

J’ai accueilli avec joie cette conversation. Elle offrait l’opportunité de voir ce que radical veut vraiment dire, et quelles distinctions latentes restent à découvrir. Amener Nelson Mandela dans notre conversation arrivait comme un cadeau, du fait que j’admire et honore profondément cet homme.

Nelson Mandela se montrait radical en ce sens qu’il n’a pas une seule fois accepté de jouer le jeu de l’Apartheid, ni en tant que victime, ni en tant que collaborateur. Jamais il n’a composé avec l’idéologie dirigeant le pays. Il a radicalement décidé d’adhérer à des valeurs plus vastes, inclusives et universelles. Voilà qui l’a radicalement placé en dehors du système en place. Mandela a payé un prix très élevé pour cela. Le prix de l’intégrité.

En décidant que je n’accepterais plus le système de l’argent conventionnel, je me place radicalement en dehors d’un système dominant qui ne respecte pas les lois fondamentales de la vie, pas plus celles de la nature que celles des humains. Je ne me prends pas pour Mandela, mais la situation porte en elle un jeu similaire : le choix de l’intégrité.

On ne saurait confondre cet engagement radical avec une prise de position radicale et extrémiste envers les autres ou contre un système. Quitter l’ancien et construire quelque chose de nouveau ne veut pas dire “lutter contre”. Rejeter les idées n’implique pas de rejeter les hommes.

Donc je le réaffirme ici : je ne combats ni l’argent, ni le système en place, ni les humains. Je m’engage, avec beaucoup d’autres, à créer un système universel et inclusif pour construire et partager la richesse. Pour faire mieux et plus sexy. Il est maintenant temps que nos technologies destinées à gérer et exprimer la richesse incorporent les valeurs énoncées dans nos constitutions.


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