Quels sont tes rêves ?

On me demande souvent pourquoi je pose cette question…

C’est vrai, je la pose souvent, d’emblée de jeu, sans que je connaisse encore la personne. Sur FaceBook par exemple, alors qu’un contact m’a été proposé. FaceBook, où je suis lié par des “liens faibles” à des centaines de personnes dont je ne connais pas les noms et qui pourtant, un jour, ont proposé la relation, ou m’ont été conseillées par quelqu’un d’autre. Ou alors lorsqu’une personne vient de m’être présentée dans la vie, et que les regards ont déjà lié les âmes, alors que le déroulé des conventions relationnelles n’a pas même encore balbutié.

On me répond, la plupart du temps. Puis on me demande pourquoi j’ai posé cette question.

Je la pose car je crois que nous passons trop de temps les uns avec les autres dans des relations superficielles. Comme si on gardait pour soi un potentiel, comme si quelque chose au fond de nous savait qu’une vérité ultime existe, en l’autre, en soi, et qu’un jour elles se révèleront, se diront l’une à l’autre. En attendant, on la joue mondaine, social, dans toute la panoblie des codes de la vie ordinaire, des savants dosages distance/proximité orchestrés mille et un signaux acquis depuis l’enfance.

Les mondanités ne m’intéressent pas. J’entre en relation comme si nous devions partager nos derniers instants, dans l’absolu de nos êtres. Je dépose les questions qui comptent, celles de nos vies, du pourquoi nous sommes là. J’essaie de révéler notre substance fondamentale, peut-être comme un peintre essaie de “révéler” la quintescence d’une scène ou d’un état dans ses traits de pinceau.

Après, c’est à chacun de librement décider si ce type de relation convient. Je n’ai aucune prétention à forcer les portes, je ne ressens ni attente ni aucun voyeurisme. Juste être en vérité, en ce que nous sommes, fondamentalement, essentiiellement, c’est tout.


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